Atrocious weather costs 13 lives in the Aude (region 11), France.

DIRECT. Intempéries dans l’Aude : le bilan passe à douze morts, annonce la Sécurité civile

Toutes les écoles du département resteront fermées mardi. Edouard Philippe promet une “procédure de catastrophe naturelle accélérée”.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, constate les dégâts après les intempéries à Villegailhenc (Aude), le 15 octobre 2018.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, constate les dégâts après les intempéries à Villegailhenc (Aude), le 15 octobre 2018. (PASCAL PAVANI / AFP)

Le bilan des intempéries dans l’Aude s’est encore alourdi, lundi 15 octobre en début de soirée. Il est désormais d’au moins 12 morts, selon la Sécurité civile département. Le Premier ministre et ministre de l’Intérieur par intérim Edouard Philippe s’est rendu auprès des sinistrés à Villegailhenc. Quant à Emmanuel Macron, il a fait savoir qu’il se déplacerait dans le département “dès que possible” et que le remaniement gouvernemental ne serait pas annoncé lundi, pour donner la priorité au secours des victimes.

Douze morts dans l’Aude. Les autorités ont annoncé, en fin d’après-midi, que les terribles inondations de la nuit dernière avaient fait au moins douze victimes. Selon France 3, sept personnes sont mortes à Trèbes, deux à Villegailhenc, une à Villalier, une à Villardonel et une à Carcassonne. Huit blessés graves sont aussi à déplorer, et une personne est portée disparue. Cinq hélicoptères sont mobilisés dans le département pour la reconnaissance des zones sinistrées et le sauvetage des personnes.

Pas d’école mardi. La préfecture de l’Aude annonce que les établissements scolaires resteront fermés mardi 16 octobre, comme ce fut le cas lundi.

Les assureurs sollicités. “Nous avons pris contact avec la Fédération française des sociétés d’assurance et nous lui avons indiqué combien il était nécessaire que les indemnisations des particuliers puissent être les plus rapides possibles”, a indiqué Edouard Philippe pendant sa visite dans l’Aude. Il a promis une “procédure de catastrophe naturelle accélérée”.

L’Aude en vigilance rouge, trois départements en orange. L’Aude est placée par Météo France en vigilance rouge et les Pyrénées-Orientales en orange en raison des risques d’inondations et de crues. L’Hérault est en vigilance orange “pluie-inondation” et “crue”. L’Aveyron est en vigilance orange “pluie-inondation”.

L’équivalent de trois mois de précipitations. “Les précipitations sont qualifiées d’exceptionnelles et ont généré localement l’équivalent de trois mois de pluie concentrées sur quelques heures”, a indiqué l’Intérieur. Lundi matin, Météo France s’attendait à atteindre “plus de 300 mm de précipitations sur l’ensemble de l’épisode”, soit “l’équivalent de 3 à 4 mois de précipitations. Le dernier épisode de cette intensité date de 1996.”

 

(ERIC CABANIS / AFP)

(ERIC CABANIS / AFP)

(FRANCE 3)

Le Premier ministre, Edouard Philippe, partage sur Twitter une photo le montrant en train d’aider une femme marchant dans la boue au milieu de débris.

Les sous-sols inondés de l\'hôpital de Carcassonne, le 15 octobre 2018.
(ROMAIN GUILLOTEAU)

16h40 : Malgré le retour du soleil, l’Orb monte toujours a Thézan lès Béziers

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Jacques Brel: Ne me quitte pas, the story.

Quand Brel suppliait “ne me quitte pas”, l’histoire d’une chanson incomprise

Par Jean-Francois Lixon @Culturebox

Publié le 13/10/2018 à 12H00

Jacques Brel en scène Jacques Brel en scène

© France 2 Culturebox capture d’écran

La chanson “Ne me quitte pas”, le premier vrai succès de Jacques Brel, est enregistrée en 1959. Elle est cosignée par Gérard Jouannest, le pianiste qui accompagne l’artiste belge. Elle a choqué à sa sortie, on n’était pas habitué à entendre un homme renoncer à toute dignité par amour pour une femme qui le quitte. Voici l’histoire de cette chanson devenue un standard du répertoire international.

The song “Ne me quitte pas”, Jacques Brel’s first real success was released in 1959. It was arranged by Gérard Jouannest, who was also the Belgian’s pianist. It became very popular as it wasn’t unusual for a man to renounce everything for the love of a woman, who left him.

Il faut entendre la chanson, il faut surtout voir Brel l’interpréter. Il met dans son regard toute la supplication que les mots, même d’une extrême impudeur, ne peuvent pas apporter. Brel ne considère pas “Ne me quitte pas” comme une chanson d’amour mais comme le portrait d’un homme lâche, renonçant à toute dignité en espérant ainsi regagner la femme qui le quitte. La pire solution bien sûr.

Il va si loin que la phrase la plus violente de cette résignation “laisse moi devenir…/… l’ombre de ton chien” sera expurgée par des artistes lors de leur reprise de la chanson, ainsi Barbara qui saute simplement le vers, sans même l’adapter. C’est au point que de “Ne me quitte pas”, à l’origine destinée à une interprète féminine, Edith Piaf dira dans une phrase restée célèbre “Un homme ne devrait pas chanter des trucs comme ça !”. Il est vrai qu’à l’époque, l’image de l’homme véhiculée dans les chansons à la mode était plus macho, virile et pour tout dire un peu crétine. L’un des grands succès de 1959 (l’année de sortie de “Ne me quitte pas”) était un refrain interprété par Eddie Constantine et intitulé “Cigarettes, whisky et p’tites pépées” !

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Drop in cost of French Property Tax.

Baisse de la taxe d’habitation : mauvaise surprise pour les contribuables. An unpleasant surprise for the paying public.

Les avis de taxes d’habitation arrivent en ce moment dans vos boîtes aux lettres. Pour 22 millions de foyers, cette taxe devrait baisser de 30%, comme promis par Emmanuel Macron, mais concrètement, c’est loin d’être le cas car des milliers de communes ont choisi d’augmenter les taxes locales.

The property tax bills arrive about now in the post boxes. for 22 million households, this tax will be lowered by 30%, as promised by Emmanuel Macron, but seriously it is a long way off for thousands of communes who would have chosen to increase local taxes.

FRANCE 2

Faux espoirs pour des milliers de contribuables. La baisse de 30% de la taxe d’habitation promsie par le gouvernement pour huit ménages sur dix ne sera finalement pas une réalité pour certains. Car si l’État a bien appliqué les 30% de baisses, il a pris pour base l’imposition de 2017. Or, certaines communes ont entre temps augmenté la taxe. Résultat : la baisse est minorée, voire dans de très rares cas effacée.

5 680 communes ont augmenté leur taxe

Exemple pour ce couple de retraité de l’Oise qui payait 969 € de taxe en 2017, contre 797 € en 2018. C’est donc seulement 18% de baisse. Dans cette autre commune en Seine-et-Marne, la taxe d’habitation a augmenté de 15% cette année. La mairie assume : la faute est selon elle due à la baisse des dotations de l’État. Selon un rapport parlementaire, 5 680 communes ont augmenté leur taxe en 2018.

“On n’avait plus le choix” : des maires expliquent pourquoi ils ont augmenté la taxe d’habitation

Les élus locaux interrogés par franceinfo rejettent tous la faute sur l’Etat. Ils accusent le gouvernement de les priver de leurs ressources.

Le 12 février 2014 à Lille (Nord).
Le 12 février 2014 à Lille (Nord). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Une bien mauvaise surprise pour certains contribuables. En 2018, la taxe d’habitation a augmenté dans plus de 11 000 communes françaises, en raison d’une hausse des taux d’imposition décidés soit par les municipalités elles-mêmes, soit par les intercommunalités auxquelles elles appartiennent. Pour comprendre les raisons de cette augmentation, franceinfo a interrogé des maires et responsables administratifs des 20 communes où la hausse du taux d’imposition communal a été le plus fort.

>> Impôts : la taxe d’habitation a-t-elle augmenté dans votre commune ? Vérifiez-le sur notre carte

“On n’a pas augmenté pour le plaisir”

A Sassenage, dans l’Isère, la part communale* de la taxe d’habitation a par exemple grimpé de 11,98% entre 2017 et 2018. “On n’a pas augmenté pour le plaisir”, proteste le maire de cette ville de 11 000 habitants environ, Christian Coigné (UDI), joint par franceinfo. “Les impôts n’avaient pas augmenté depuis quinze ans”, rappelle-t-il. Mais cette fois, il a dû s’y résoudre. “En 2001, le budget de la commune était de 23 millions d’euros. Aujourd’hui, il est de 17 millions d’euros. On n’y arrive plus. On est en plein dans l’effet ciseau.”

Augmenter la taxe d’habitation, c’est la seule solution qu’on a trouvée pour éviter de réduire les services aux habitants.Christian Coigné, maire UDI de Sassenage (Isère)à franceinfo

Et d’autres facteurs ont joué. “Depuis cinq ans, la commune est classée risques naturels et on ne peut plus construire. Cela représente huit millions d’euros de manque à gagner sur cinq ans pour la commune. Et, parallèlement à ça, l’Etat nous taxe de 200 000 euros par an parce qu’on n’a pas 25% de logements sociaux”, fustige-t-il. L’élu isérois, “très en colère”, dénonce le “racket” de l’Etat. “Les communes sont complètement étranglées, juge-t-il. L’Etat nous demande d’être vertueux, d’avoir des budgets à l’équilibre, mais lui n’est pas vertueux et, pour équilibrer son budget, il ponctionne les communes.” “Ce gouvernement, c’est ‘en marche ou crève’ et pour les communes, c’est ‘crève’, lâche l’édile, très déçu”.

“Maltraités” par l’Etat ?

A Puget-sur-Argens, dans le Var, la part communale de la taxe d’habitation a bondi de 20,17% pour les quelque 7 500 habitants. “C’est une des rares taxes qu’on pouvait encore bouger”, plaide le maire divers droite, Paul Boudoube. L’édile estime lui aussi avoir été “maltraité” par l’Etat. “Notre dotation globale de fonctionnement a été quasi supprimée par l’Etat. Elle est passée de 1,2 million d’euros à un peu plus de 80 000 euros”, déplore-t-il.

Le maire varois fait cependant valoir une autre statistique. Si la hausse de la part communale de la taxe d’habitation est brutale, son taux reste “bas”. Entre 2017 et 2018, il est passé de 11,9% à 14,3%. “Nous avons un des taux les plus bas du département par rapport aux communes comparables, d’après la Chambre régionale des comptes”, assure l’élu. Paul Boudoube n’est “pas trop inquiet” pour son avenir, car ses concitoyens, affirme-t-il, ne sont “pas trop mécontents” de sa gestion.

“A un moment, on ne peut plus”

A Vaires-sur-Marne, en Seine-et-Marne, la mairie a porté la part communale de sa taxe d’habitation de 19,37% à 22,28%, soit une hausse de 15,02% pour les quelque 13 500 habitants. “A un an et demi des élections municipales, ce n’est pas terrible”, reconnaît le cabinet de la maire (LR), avant de se défendre.

On n’avait plus le choix. Ce n’était plus possible de faire des économies.Le cabinet du maire de Vaires-sur-Marneà franceinfo

“Le taux d’imposition n’avait pas bougé depuis 2005, explique la mairie. L’Etat nous demande sans cesse de faire des économies. Ici, les économies ont été faites pendant treize ans. A un moment, on ne peut plus. On s’était déjà posé la question l’an passé. C’était soit augmenter la taxe d’habitation, soit supprimer des services. Le cabinet d’audit que nous avons missionné proposait 20% de hausse.”

“On est en train de palier les insuffisances de l’Etat”

A Maizières-lès-Metz, le maire, Julien Freyburger (LR) s’emporte contre cette liste des bons et mauvais élèves “opportunément” et “scandaleusement” publiée par Bercy. “On est en train de palier les insuffisances de l’Etat et en plus on est montré du doigt.” Dans cette ville de quelque 12 000 habitants, la hausse de la part communale de la taxe d’habitation a atteint 18,02% en un an. Mais “on part d’un taux relativement bas”, proteste l’élu local. “Le gouvernement nous a conduits à ça”, accuse l’édile. “La dotation de l’Etat est passée de 1,3 million d’euros en 2014 à 465 000 euros en 2018, chiffre-t-il. On m’explique que la ville est sous fiscalisée, sous endettée et donc sous dotée. Bref, on pénalise les bons élèves.”

Julien Freyburger me ten avant les “efforts surhumains” réalisés par sa municipalité : “On a réduit de 20% les dépenses courantes, on a 17% d’agents municipaux en moins. Et en même temps, les charges transférées par l’Etat ont augmenté de 12%. A un moment, ça devient compliqué.” Et le maire de s’interroger sur les conséquences de la mesure fiscale phare du quinquennat d’Emmanuel Macron : “Où en sera-t-on quand la suppression de la taxe d’habitation sera entérinée ?”

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Wines tested for insecticides by France Info.

ENQUETE FRANCEINFO. Additifs, pesticides… Le vin que vous buvez ne contient pas que du raisin : découvrez le résultat de nos analyses.

The wine that you drink contains more than grapes: Discover the results of our tests.

Jusqu’à quinze résidus de pesticides différents ont été retrouvés dans certaines bouteilles de bordeaux, selon les conclusions d’un laboratoire que nous avons mandaté.

Up to fifteen different pesticide residues were found in certain bottles of Bordeaux, according to the results from the laboratory we asked to test the wine.   

Franceinfo a fait analyser dix bouteilles de vin différentes, afin d\'en connaître la composition.
Franceinfo a fait analyser dix bouteilles de vin différentes, afin d’en connaître la composition. (PASCAL PAVANI / AFP). We analysed ten different  bottles of wine to discover their composition.

Les grilles d’un ancien château, des vignes à perte de vue, une barrique en chêne… Lorsque vous achetez une bouteille de bordeaux, l’étiquette vous plonge dans le monde merveilleux du terroir viticole. Mais que vous dit-elle de la composition du vin que vous allez boire ? Pas grand-chose. A part le taux d’alcool et une vague indication concernant la présence de sulfites, vous n’aurez pas la possibilité, en la lisant, de connaître la liste complète des ingrédients ni les valeurs nutritionnelles du vin. Pourtant, ce doux nectar, à consommer avec modération, ne contient pas seulement du raisin… loin de là.

Pour en savoir plus, nous avons fait analyser dix bouteilles de vin, en choisissant une même zone géographique – elles sont toutes produites dans un rayon de 50 km autour de Bordeaux – et une même année de production, 2016. Dans notre panier : du blanc, du rouge. Du conventionnel, du bio et du “vin naturel”, une démarche informelle qui a pour but de se passer au maximum de pesticides de synthèse et d’additifs. L’addition, elle, est comprise entre 4 et 17 euros par bouteille. Quelques jours après nos emplettes, le laboratoire Dubernet, spécialisé dans l’œnologie et situé dans l’Aude, nous a envoyé les résultats des analyses. Voici ce que nous avons découvert.

Les dix bouteilles que nous avons analysées.
Les dix bouteilles que nous avons analysées. (VINCENT WINTER / FRANCEINFO)

“Des doses de sulfites potentiellement problématiques”

Premier constat, sans surprise : toutes nos bouteilles contiennent du dioxyde de soufre, parfois en grande quantité. Ce composé, plus connu sous le nom de sulfites, permet d’empêcher l’oxydation des vins et le développement de bactéries. Sans lui, la conservation du vin est très compliquée. Sa présence est indiquée sur l’étiquette, au-delà d’un certain seuil. “C’est tout sauf négligeable, explique Christophe Lavelle, biophysicien, chercheur au CNRS et spécialiste de l’alimentation, à franceinfo. Une consommation élevée de soufre peut être un problème. Mais ses effets sont totalement liés à l’individu, ça va du mal de crâne aux réactions allergiques.”

Dans le vin, on atteint des doses de sulfites potentiellement problématiques pour des consommateurs.Christophe Lavelle, chercheur au CNRSà franceinfo

Tous les producteurs des dix bouteilles testées s’accordent sur la nécessité de ces sulfites, à des niveaux différents. “Faire du zéro soufre, ce n’est pas possible, tranche Thibault Despagne, vigneron dans l’Entre-deux-Mers. En revanche, baisser sa quantité, c’est très intéressant. On réfléchit justement à la façon de la diminuer encore.” Son vin blanc “Biface” de 2016 en contient un peu plus de 100 mg par litre. Une dose certes importante, mais bien au-dessous de la limite autorisée pour ce type de vin (250 mg/L).

Des doses de 10 à… 202 mg/L

Même les producteurs de “vins naturels” défendent une utilisation raisonnable de ces sulfites. “Je rajoute parfois un peu de soufre pour qu’un consommateur qui paye ma bouteille 15 euros ne se retrouve pas avec un truc imbuvable dans quatre ans”, reconnaît Vincent Quirac, vigneron, à franceinfo. Selon nos analyses, son vin “naturel” contient seulement 10 mg/L de sulfites, alors que la législation en autorise jusqu’à 150 mg/L pour le vin rouge conventionnel. Ce vin est d’ailleurs le moins chargé en sulfites de toutes nos analyses.

La quantité de sulfites détectée.
La quantité de sulfites détectée. (VINCENT WINTER / FRANCEINFO)

Tout est donc une question de dosage : sur nos dix vins analysés, les quantités de sulfites varient de 10 mg/L à 202 mg/L. Seul hic : il est impossible de le savoir en regardant l’étiquette de votre bouteille. La législation impose simplement d’indiquer “contient des sulfites” à partir de 10 mg/L. “Ce serait intelligent d’avoir le dosage en soufre, estime Christophe Lavelle, chercheur au CNRS. C’est une vraie information que les gens pourraient juger.”

Une cinquantaine de produits autorisés dans la fabrication

Nos analyses en laboratoire mettent aussi en évidence la présence de deux autres additifs. Parmi nos dix vins, quatre contiennent de l’acide ascorbique et un, de l’acide métatartrique. Deux ingrédients qui permettent d’éviter l’effervescence des vins et les dépôts. Leur utilisation est autorisée et sans danger pour la santé, selon le chercheur, mais là encore, pas de transparence sur le sujet.

Ces résultats ne sont que la face immergée de l’iceberg des intrants dans le vin. Au total, pas moins d’une cinquantaine de produits sont autorisés dans la viticulture conventionnelle. Parmi eux, on retrouve des “auxiliaires technologiques”, utilisés lors de la transformation du produit, comme de la colle de poisson ou des protéines de lait et d’œuf. Il y a aussi des additifs pour la conservation, comme le soufre, pour le goût, comme le bois de chêne, ou encore pour la couleur, comme le polyvinylpolypyrrolidone ou crospovidone.

La liste des intrants autorisés dans le vin.
La liste des intrants autorisés dans le vin. (VINCENT WINTER / FRANCEINFO)

Une liste à rallonge, qui n’est pas forcément synonyme de nocivité. “La colle de poisson, le blanc d’œuf, la caséine [protéine de lait] sont utilisés par tout le monde depuis la nuit des temps. Ils sont inoffensifs. C’est ce qu’on fait en cuisine pour clarifier un bouillon, précise le biophysicien Christophe Lavelle à franceinfo. En termes de santé, il faut toujours se méfier des discours simplistes.” Mais au-delà de la question de l’innocuité, reste celle de l’information : sur le vin, comme pour les autres aliments, “on réclame la transparence totale sur l’étiquette”, lance Foodwatch, association de défense des consommateurs, contactée par franceinfo.

Le vin, dispensé des règles d’étiquetage

Pour le moment, impossible de savoir quels sont les produits vraiment utilisés dans l’élaboration de votre vin et en quelle quantité. “Une grande partie de ces intrants ne laissent aucun résidu dans le vin après filtration, ou certaines molécules sont déjà présentes naturellement”, explique Vincent Bouazza, expert du laboratoire Dubernet, à franceinfo. On ne peut donc pas les détecter ni déterminer si leur présence était due à l’utilisation d’un additif ou bien naturelle.

La plupart des vignerons de notre panel ont refusé de nous dévoiler une “recette” précise. “Nous utilisons quasiment zéro additif”, indique Laurent Abba, directeur général du vignoble Raymond, sans plus de détails. Olivier Techer, gérant d’un domaine bio à Pomerol, précise, lui, avoir exceptionnellement recours à des compléments d’azote ou des levures : “Ça arrive sur une cuve tous les trois ans.” La composition exacte des autres vins demeurera mystérieuse tant que la législation n’imposera pas aux vignerons d’indiquer les ingrédients utilisés. Pour le moment, les vins et les alcools profitent d’une dérogation au règlement de l’Union européenne concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires.

De la transparence… mais pas trop

“Il est crucial que la Commission européenne aligne les règles d’étiquetage des boissons alcooliques sur celles en vigueur pour les autres produits alimentaires”, demande l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie.

Tous les autres secteurs alimentaires sont parvenus à se conformer aux standards de l’Union européenne, tout en conservant des emballages esthétiques. L’industrie de l’alcool, bien implantée, devrait pourvoir faire de même.L’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologieà franceinfo

Certains vignerons, engagés sur la réduction des intrants, réfléchissent déjà à des solutions pour améliorer l’information. “Moi ça m’arrangerait que tout soit écrit sur l’étiquette, c’est vendeur, ajoute le vigneron bio, Olivier Techer. Mais pour certains domaines, ça peut être compliqué à gérer…” En effet, les vignerons conventionnels, plus gourmands en additifs, se montrent plus réticents à cette idée. “On ne peut pas tout écrire sur l’étiquette”, justifie Christophe Château, directeur de la communication du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux. Le syndicat propose plutôt de mettre en place un QR code sur les bouteilles, qui renverrait vers un site proposant une information générique.

Des résidus de pesticides

Cette longue liste d’intrants ne doit pas occulter la présence d’autres éléments controversés dans le vin : les résidus de pesticides. D’après nos analyses, de nombreuses traces de produits phytosanitaires sont détectables jusque dans vos verres. Le cocktail peut atteindre 15 molécules différentes dans une même bouteille.

“Ce ne sont pas des produits anodins, réagit l’association Générations futures, engagée contre l’agriculture intensive utilisant des pesticides. Ce qui est affolant, c’est la dépendance de la viticulture à des produits dangereux. En France, 20% de tous les pesticides utilisés dans l’agriculture le sont dans les vignes, alors qu’elles ne représentent qu’un peu plus de 3% de la surface agricole.”

Des produits classés cancérogènes

L’association de défense de l’environnement s’inquiète particulièrement des substances classées CMR. Des agents chimiques qui ont, à moyen ou long terme, “des effets cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction”, selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

Les vins où l\'on a détecté des résidus de pesticides CMR
Les vins où l’on a détecté des résidus de pesticides CMR (VINCENT WINTER / FRANCEINFO)

Il s’agit notamment de la carbendazime, une substance interdite depuis une dizaine d’années, mais que l’on retrouve à l’état de traces dans quatre de nos bouteilles. Elle est liée à l’utilisation du thiophanate-methyl, un fongicide assez répandu dans la viticulture. Une autre molécule, la phtalimide, est aussi “susceptible de provoquer le cancer”, selon l’INRS. On la retrouve pourtant dans la moitié de nos bouteilles, comme marqueur de l’utilisation d’un pesticide, le folpel.

Deux autres pesticides, récemment interdits en France, se retrouvent aussi dans certains de nos échantillons. Quatre bouteilles contiennent de l’iprodione, un fongicide classé CMR et le même nombre, du thiaméthoxame, un insecticide neurotoxique “tueur d’abeilles”. Ces deux molécules, aujourd’hui retirées du marché, étaient encore autorisées au moment de la fabrication de nos bouteilles tests, en 2016.

“Aucune non-conformité au règlement européen”

Ces molécules potentiellement dangereuses sont présentes en très faible quantité, voir à l’état de traces, dans nos analyses. Sur les 10 vins analysés, aucune non-conformité au règlement européen régissant les résidus de pesticides dans les aliments n’est relevée, explique Vincent Bouaaza, analyste au laboratoire Dubernet. Pour la majorité des composés détectés, les teneurs retrouvées ne représentent pas plus de 1% à 2% des teneurs globalement autorisées sur les fruits et légumes.”

Des taux apparemment très faibles, qui alertent tout de même certaines associations. “Il y a possiblement des risques d’effet cocktail”, explique Générations futures, qui s’inquiète de l’impact de ces molécules lorsqu’elles sont associées.“Et il n’y a pas seulement les résidus de ces bouteilles, mais aussi tous les autres que vous trouvez dans les céréales, les fruits, poursuit l’ONG. A la fin de la journée, ça fait un mélange assez inquiétant.”

Le principal syndicat des vignerons du Bordelais, le CIVB, assure travailler à la réduction de ces pesticides controversés. “On conseille à nos vignerons d’éviter les CMR, ou avec des doses plus faibles. Mais ce n’est pas nous qui faisons la législation !” Contactée à ce sujet, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) nous indique qu’elle contrôle bien la présence des phytosanitaires dans les vins : “En 2016, sur 143 vins analysés, 26 contenaient des résidus de quantifiables.”

“C’est une révolution lente”

Le sujet reste sensible pour les vignerons qui produisent les bouteilles contenant le plus de résidus de pesticides. “Les seuils limites sont respectés, nous n’avons pas d’autre avis à donner”, coupe une responsable d’Yvon Mau, le groupe qui possède la marque Yvecourt, dont l’une des bouteilles analysées contient 15 molécules de pesticides. “Nous ne pouvons vous apporter d’autres éléments de réponse que ceux qui vous ont été fournis par Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux”, répond de son côté l’entreprise qui commercialise le bordeaux Bas-Rocher. Pas très loquaces.

Les vins dans lesquels on a détecté le plus de résidus de pesticides.
Les vins dans lesquels on a détecté le plus de résidus de pesticides. (VINCENT WINTER / FRANCEINFO)

Un seul vigneron, Thibault Despagne, a accepté d’être plus transparent sur sa démarche en vin conventionnel. Dans le vin blanc de sa production que nous avons analysé, on retrouve quelques traces de produits anti-botrytis et anti-mildiou, deux maladies qui attaquent les vignes certaines années. “Les anti-botrytis, sur l’année 2018, il n’y en aura plus tout, promet le gérant du domaine Despagne à franceinfo. Mais je ne peux pas vous dire ‘demain je n’aurai pas de pesticides dans mon vin’, parce que je n’ai pas de solution contre le mildiou à Bordeaux. C’est une révolution lente, qui prend du temps. Il n’y a pas de solution miracle.”

On habite sur la propriété. On y est tous les jours. Mes filles de 2 ou 3 ans mangent mes raisins. On n’a pas envie de s’empoisonner.Thibault Despagne, gérant des vignoles Despagneà franceinfo

D’autres vignerons ont, eux, réussi à se passer entièrement de pesticides de synthèse. Sur nos dix bouteilles, nous n’avons retrouvé aucune molécule de produits phytosanitaires dans trois d’entre elles – deux vins “naturels” et un vin bio. “Ça montre que c’est possible”, se réjouit l’association Générations futures, contactée par franceinfo. “On était parmi les premiers dans une région pas très propice au bio”, se félicite Laurent Abba, directeur général du vignoble Raymond. Seulement 7% de la surface viticole bordelaise était certifiée bio en 2017, deux fois moins qu’en Alsace, par exemple.

Des vins sans aucun pesticide de synthèse

Quelques vignerons ont même poussé la démarche encore plus loin, avec des vins “naturels”. Cette démarche n’est pas labellisée officiellement mais elle correspond à des vins sans pesticides de synthèse, ni intrant (à l’exception du soufre). “On utilise des méthodes naturelles comme un peu de cuivre, explique Olivier Techer, qui s’occupe du vin blanc Satellite, qui ne présente aucune trace de pesticide dans nos analyses. On travaille sans filet. Ça demande beaucoup plus d’attention.” Pas anodin pour autant : l’utilisation de cuivre, à hautes doses, peut aussi être toxique pour les sols.

Les vins où l\'on a détecté le moins de résidus de pesticides.
Les vins où l’on a détecté le moins de résidus de pesticides. (VINCENT WINTER / FRANCEINFO)

Un risque économique que Vincent Quirac, vigneron “naturel”, exerçant à quelques kilomètres, a aussi décidé de prendre. “J’ai eu des années difficiles. J’ai déjà carrément rien ramassé, mais j’essaie d’être droit dans mes bottes”, explique-t-il. Si sa démarche est radicale, il ne jette pas pour autant la pierre aux autres vignerons. “Quand tu as dix employés et une année de merde, je peux comprendre que tu utilises des intrants une fois de temps en temps”, reconnaît-il.

Ce qui m’ennuie, c’est le décalage entre ce que les gens pensent du vin, un produit très naturel, et la réalité.Vincent Quirac, vigneron “naturel”à franceinfo

La révolution du vignoble viendra-t-elle des consommateurs ? Ces derniers sont en demande. Selon une étude réalisée en octobre 2017 par l’Ifop pour le WWF France, 89% des Français déclaraient vouloir être informés de la présence de pesticides dans les produits alimentaires à l’aide d’un étiquetage.

Reste un élément particulièrement dangereux pour la santé dans le vin : l’alcool. “Il faut quand même le rappeler, il y a au moins 12% d’alcool dans le vin, insiste le chercheur Christophe Lavelle. Et l’alcool est cancérogène, sous n’importe quelle forme. C’est démontré de manière beaucoup plus solide que pour le reste.” Certains vignerons le rappellent aussi. “Le plus gros poison présent dans le vin, c’est l’alcool, lance Olivier Techer. Moi, je milite pour qu’on boive moins… et mieux.”

Un romanée-conti millésime 1945, adjugé à 482 000 euros, devient la bouteille de vin la plus chère de l’histoire

La valeur estimée par la maison Sotheby’s à New York était 17 fois moins importante.

Une bouteille de Romanée-Conti vendue à un prix record, le 13 octobre 2018 par la maison d\'enchère Sotheby\'s à New York (Etats-Unis).
Une bouteille de Romanée-Conti vendue à un prix record, le 13 octobre 2018 par la maison d’enchère Sotheby’s à New York (Etats-Unis). (SOTHEBY’S)

Jamais une telle somme n’avait été dépensée pour une bouteille de vin. Un romanée-conti millésime 1945 a été adjugé pour 558 000 dollars, soit 482 000 euros, lors d’une vente organisée par la maison Sotheby’s à New York samedi 13 octobre.

Cette bouteille à l’étiquette tachée est l’un des 600 exemplaires produits en 1945, juste avant que le domaine de la Romanée-Conti n’arrache les vignes pour les replanter ensuite. Le romanée-conti est souvent considéré comme le plus grand vin de Bourgogne, peut-être le cru le plus prestigieux au monde. Cette somme n’était pas attendue : la limite haute de l’estimation initialement établie par Sotheby’s était 32 000 dollars, soit plus de 17 fois moins.

Le précédent record datait de 2007

Le record pour une bouteille de vin de contenance standard était jusqu’ici de 233 000 dollars (plus de 200 000 euros), pour un château Lafite Rothschild de 1869 adjugé lors d’une vente à Hongkong en 2010. Toutes tailles confondues, l’ancien record datait de 2007 pour un jéroboam (3 litres) de Mouton-Rothschild millésime 1945, vendu à New York pour 310 700 dollars (environ 270 000 euros).

Lors de la vente de samedi, une autre bouteille du même domaine et du même millésime a été adjugée pour 496 000 dollars (environ 430 000 euros), et trois magnum de Romanée-Conti millésime 1937 ont atteint 310 000 dollars chacun (environ 270 000 euros).

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Weather deteriorates badly in France

Intempéries : la Haute-Corse, l’Orne et le Calvados en vigilance orange

Météo France met en garde les deux départements normands en raison des risques de fortes pluies et d’inondations. La Haute-Corse est en alerte pour des orages.

Un orage nocturne, dans la vallée de Taravo, en Corse-du-Sud, le 15 août 2018.
Un orage nocturne, dans la vallée de Taravo, en Corse-du-Sud, le 15 août 2018. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Il fait encore doux et beau pour un début d’automne, mais prudence. La Haute-Corse ainsi que deux départements de Normandie – le Calvados et l’Orne – ont été placés, samedi 6 octobre, en vigilance orange par Météo France, qui annonce des risques d’inondation.

Dans son bulletin de 6 heures, l’institut de prévisions météorologiques met en garde contre un épisode “pluvio-orageux marqué nécessitant un suivi particulier du fait de son intensité et de sa durée” en Haute-Corse. La perturbation va se maintenir jusqu’en début d’après-midi, samedi. Certains orages pourraient occasionner des rafales de vent, de la grêle et de fortes pluies pendant un cours laps de temps.

Dans le Calvados et l’Orne, Météo France prévoit un “épisode pluvieux très actif avec cumul nocturne équivalent à la quantité habituelle d’un mois d’octobre”. Entre samedi 18 heures et dimanche 9 heures, les cumuls approcheront souvent 40 mm entre l’est de la Bretagne, la Normandie et le Maine, avec un maximum de 60 à 80 mm prévu dans le Calvados et l’Orne.

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French and European Union Motoring fuel designation changes from 09/10/18

Les carburants changent de nom à la pompe, voici comment vous y retrouver. Here’s what you will find.

A partir du 12 octobre, chaque type de carburant sera représenté par une figure géométrique, une lettre et un chiffre.

Une femme fait le plein dans une station-service, le 6 juillet 2013.
Une femme fait le plein dans une station-service, le 6 juillet 2013. (HOUIN / BSIP / AFP) A woman fills up in a service station  on 6 July 2013.

Du changement s’annonce à la pompe. A partir du 12 octobre, fini le “sans plomb 95”, ou le “diesel”. Les carburants changent de noms sur toutes les pompes de l’Union européenne, ainsi que sur celles de sept pays voisins (Islande, Liechtenstein, Norvège, Macédoine, Serbie, Suisse et Turquie), conformément à une directive européenne datant de 2014. Chaque type de carburant sera désormais représenté par une figure géométrique, une lettre et un chiffre. Voici comment vous y retrouver.

Changes will be seen at the pumps. From Friday 12 October the use of the words “Lead-Free 95” and “Diesel” will finish. Motor fuel designations will change at all European Union pumps as well as seven neighbouring countries (Islande, Liechtenstein, Norvège, Macédoine, Serbie, Suisse et Turquie), who will also conform to the 2014 European Directive.  Each type of fuel will from now on be represented by a geometric figure, a letter and a number. This is what you will find.

L’essence. Elle sera représentée par la lettre “E”, entourée d’un cercle. A côté, figurera un chiffre (5, 10 ou 85) qui indique la teneur en éthanol (E) en pourcentage. Le SP98 et le SP95 seront donc dénommés E5. Le SP95-E10 deviendra l’E10. Enfin, le super-éthanol portera le nom de E85.

Petrol: Will be represented by the letter “E” in a circle. Within it will a figure (5, 10 or 85) which indicates the content of éthenol (E) in percentage (%). SP98 and SP95 will be denominated E5. Above SP95 will become E10. Lastly, super-ethenol will be labelled E85.

Le diesel. Il sera figuré par la lettre “B” dans un carré. Le chiffre à côté représentera la teneur, en pourcentage, de biocarburant : B7 ou B10. Le diesel synthétique, qui n’est donc pas dérivé du pétrole, sera disponible sous le sigle XTL.

Diesel: It will be denoted by the letter “B” in a square. The figure will represent the percentage (%) content of biofuel: B7 or B10. Synthetic diesel, which is not derived from oil, will be available under the acronym XTL.

Les carburants gazeux. Ils seront représentés par un losange qui fera figurer les mentions H2 (hydrogène), CNG (gaz naturel), LPG (gaz de pétrole liquéfié) ou LNG (gaz naturel liquéfié).

(Liquid) Gas Fuel: These will be represented by a tetrahedron which will surround the terms H2 (Hydrogen), CNG (natural gas), LPG (liquid petroleum gas)  or LNG (natural gas).

Petit thread carburant pour le 12 octobre E = essence, représentée par un rond.

Petrol will be an E inside the circle⭕️ B = diesel (B pour “biodiesel”), représenté par un carré.

Biodiesel will be represented by B inside a square. ⏹️   Le chiffre derrière le E est le taux d’éthanol en % : E5 = 5 % d’éthanol donc SP95 ou SP98. E10 = SP95-E10. E85 = super-éthanol.

The figures after the E is the percentage (%) éthenol content: E5 = 5% for SP95 and SP98. E10 = above that and E85 = super-Éthenol.

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Jacques Perrot: Le Freche, restoration work at Saint Vidou, February to June 2018.

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Hornets: At last a decent trap.

Frelon asiatique : pour la première fois en France des pièges efficaces

Un frelon asiatique en plein vol / © ©Collection Watier/Maxppp
Un frelon asiatique en plein vol / © ©Collection Watier/Maxppp

Le frelon asiatique n’est pas le bienvenu dans nos régions. Pourtant l’espèce invasive est présente presque partout en France. C’est un prédateur redoutable pour nos abeilles et un danger mortel pour l’homme également. Des pièges testés en ce moment s’avèrent efficaces

Par Nora Djaouat

Depuis qu’il a débarqué en France par bateau un jour de 2004 avec des bambous importés, le frelon asiatique ne cesse de nuire et proliférer. Sa première cible, les abeilles qu’il dévore sans états d’âme. Mais il peut aussi s’attaquer à l’homme et sa piqûre peut devenir mortelle. Un vrai casse-tête sanitaire. Heureusement depuis quelques mois des solutions efficaces sont testées.

Il tue une abeille par minute

Il ne mesure que 3 centimètres et pourtant il rend fous les apiculteurs de nos régions. Le frelon asiatique s’attaque en priorité aux abeilles, son met de prédilection, et peut décimer des ruches entières. Contrairement au frelon européen il possède un corps plus sombre, ses pattes sont jaunes et son abdomen est cerné d’un anneau orangé.

Un frelon asiatique sur une ruche. / © PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/MAXPPP
Un frelon asiatique sur une ruche. / © PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/MAXPPP

Après avoir arraché les pattes et les ailes, il broie le thorax de sa victime pour en faire une boulette très nutritive et riche en protéines pour nourrir ses propres larves. Depuis son arrivée il progresse sur le territoire à hauteur de 100 km par an et aucune région ne lui échappe. Selon l’Inventaire national du patrimoine naturel, le frelon asiatique est bel et bien présent partout en France. Vous pouvez d’ailleurs suivre précisément son évolution sur le territoire français sur une carte mise à disposition par l’INPN.

La destruction des nids est controversée car les produits utilisés ont parfois un impact direct sur la biodiversité. Certains pensent que ces produits sont plus néfastes pour les abeilles que ne l’est le frelon asiatique. Et jusqu’à présent aucun piège naturel n’avait obtenu de résultats satisfaisants.

Les pompiers participent activement à la lutte contre le frelon asiatique. Dans l’Oise ils utilisent même le fusil ball pour venir à bout de ce nuisible. “Chaque nid fait l’objet d’une trentaine de tirs. Le résultat est presque instantané, mais il faut environ 72h pour être certain du résultat final, par sécurité”, précise le SDIS 60.

 

Des pièges qui préservent la biodiversité

Depuis peu deux inventeurs, dont un récompensé par le concours Lépine, ont mis au point des pièges qui sélectionnent leurs proies.  Denis Jaffré, apiculteur, a pendant 6 ans vu ses ruches décimées par les frelons asiatiques. Le principe ?  « Il s’agit d’un dispositif filtrant qui interdit l’entrée du frelon européen, retient le frelon asiatique et qui permet la sortie des autres insectes comme les abeilles et les guêpes », explique son inventeur.

Un piège à frelons primé au concours Lépine

Jean Pierre Thomain, un apiculteur amateur a lui aussi inventé un système. Il a déjà piégé des centaines d’individus : « Je piège 90 ou 95% de frelons asiatiques et j’ai très peu de frelons européens », explique-t-il. Une association de la région a senti le potentiel commercial derrière son invention : une production à plus grande échelle est à l’étude.

Il s’attaque aussi à l’homme

« A 5 minutes près j’étais morte », explique  Jeannette Chalier victime d’une attaque,  dans son jardin en Picardie,  d’une quinzaine de frelons asiatiques. Un vrai traumatisme :  « L’un d’eux s’est littéralement jeté sur moi, c’était vraiment comme un kamikaze et il m’a piqué sur le bras ». Heureusement Jeannette a eu le bon réflexe : elle a tout de suite appelé les pompiers. C’est la seule chose à faire dans ces cas-là. Comme le dit le pompier qui l’a secourue,  « oubliez les remèdes de grand-mère, gardez votre calme et appelez les secours ». Il faut savoir qu’à la différence d’une guêpe qui perd son dard à la première attaque, le frelon asiatique peut piquer, et piquer encore tout en injectant son venin. Un acharné qui peut causer un choc anaphylactique.  Cette réaction allergique qui peut mettre notre vie en danger.

Le 6 septembre 2017, c’est une dizaine d’adolescents du collège André-Malraux, à Amboise (Indre-et-Loire), qui a été piquée par des frelons asiatiques. Ils se trouvaient en récréation au moment de l’attaque. Hospitalisés rapidement, tout s’est heureusement bien terminé pour eux.

Quelques jours plus tôt, le 3 septembre 2017, sur la commune de Crozon-sur-Vauvre, un groupe de randonneurs a été assailli par une avalanche de piqûres venimeuses. Déboussolées, acculées, prises au piège ils ont eu le réflexe d’appeler les secours.

Des règles à respecter

Dans la majorité des cas, les nids sont en hauteur. Il ne faut surtout essayer de les déloger soi-même. Il faut prévenir les pompiers qui sont formés à ce genre d’intervention. Pour les nids qui ne sont pas en hauteur, il ne faut pas s’en approcher : les frelons peuvent répondre violemment pour le défendre. La zone critique est d’une quinzaine de mètres autour du nid. Lors de leurs interventions, les pompiers mettent en place des périmètres de sécurité de 50 mètres.

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200 million year old dinosaur remains discovered.

Les restes d’un dinosaure géant vieux de plus de 200 millions d’années découvert en Argentine

Cette espèce, baptisée “Ingenia prima”, mesure près de trois fois la taille des dinosaures les plus grands de la période du Trias.

Une équipe de chercheurs a retrouvé en Argentine les restes d\'une espèce de dinosaure géant qui a vécu sur Terre il y a plus de 200 millions d\'années, le 9 juillet 2018.
Une équipe de chercheurs a retrouvé en Argentine les restes d’une espèce de dinosaure géant qui a vécu sur Terre il y a plus de 200 millions d’années, le 9 juillet 2018. (HO / AGENCIA CTYS / AFP)

Une équipe de chercheurs a retrouvé en Argentine les restes d’une espèce de dinosaure géant qui a vécu sur Terre il y a plus de 200 millions d’années, selon une étude (en anglais) publiée lundi 9 juillet dans la revue spécialisée Nature Ecology & Evolution et diffusée en Argentine par les autorités scientifiques de l’université nationale de La Matanza.

Cette espèce, baptisée Ingenia prima, mesure près de trois fois la taille des dinosaures les plus grands de la période du Trias. L’ère du Mésozoïque se subdivise en trois grandes périodes: le Trias (de -251 millions à -200 millions d’années), le Jurassique (de -200 millions à -145 millions d’années) et le Crétacé (de -145 millions à -65 millions d’années).

Le poids de deux à trois éléphants

“Dès qu’on l’a trouvé, on s’est rendu compte que c’était quelque chose de différent. On a découvert une forme, la première à être géante au milieu de tous les dinosaures. Voilà la nouveauté”, affirme Cecilia Apaldetti, chercheuse de l’Institut et musée de sciences naturelles de l’université de San Juan (IMCN) et du Conseil national de la recherche scientifique et technique (Conicet).

Les chercheurs ont trouvé des vertèbres du cou et de la queue, des os des pattes avant et une partie des os des pattes arrières. Il s’agit de “dinosaures herbivores, quadrupèdes et qui se distinguent facilement par leur long cou et leur longue queue, du groupe des sauropodes”, a-t-elle précisé. Jusqu’ici, on estimait que le gigantisme chez les dinosaures était apparu durant la période jurassique, soit il y a 180 millions d’années environ. Selon les estimations de chercheurs, le spécimen découvert mesurait de 6 à 7 mètres, était jeune et pesait quelque 10 tonnes, soit le poids de deux à trois éléphants.

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Le Freche 40190: Domaine d’Augeron vin rouge, blanc, rosé.

L’histoire du domaine d’Augeron


Retour sur la naissance du Domaine

Domaine viticole des Landes, Augeron conférait à l’époque à son propriétaire le titre de Seigneur et avec tous les avantages que cela comportait, notamment l’exemption d’impôts. Le Domaine appartint à la famille Remazeilles jusqu’en 1731. Ils étaient jurats (Équivalent de nos conseillers municipaux), prêtres, chirurgiens, notaires royaux, ou encore marchands. On peut donc en conclure qu’ils occupaient une place importante dans la vie du village et donc qu’Augeron en était une des principales demeures.

La fin des Remazeilles se situe donc en 1731 date à laquelle Joseph Remazeilles laissa hériter Jean de Muret. Le domaine sera vendu par cette famille et passera de mains en mains au cours des deux siècles suivants. C’est en 1975 que Jean Claude Bubola, père de l’actuel propriétaire, en fera l’acquisition.

Une histoire de famille

Les Bubola, famille italienne de Vénétie du Nord, sont arrivés en France dans les années 30, quittant cette région surpeuplée à vocation viticole. Gino s’est installé au Frêche comme fermier au Domaine d’Augeron en 1950. A cette époque la production de vin blanc issue de cépage Baco 22A est vendue à des grossistes, pour l’élaboration d’eau de vie d’armagnac. En 1975, au décès de la propriétaire, l’exploitation est achetée par Jean Claude âgé de 26 ans, fils de Gino.

À Partir de 1980, il commence la restructuration du vignoble et plante les cépages Ugni Blanc et Colombard, car le Baco 22A, hybride de la Folle Blanche et du Noah, est réservé uniquement à la production d’eau de vie d’armagnac. En 1989, ayant agrandi ce domaine viticole des Landes, il plante du Gros Manseing, afin d’améliorer la qualité du vin produit. Celle-ci étant au rendez-vous il décide en 1992 de produire un Vin de Pays de Terroirs Landais (aujourd’hui devenu IGP LANDES) avec appellation “Sables Fauves”. Les Sables Fauves correspondent à la région située à l’est du département des Landes et dont le nom provient de la couleur de la terre imprégnée d’oxydes de fer.

En 1997, il plante les cépages Cabernet Franc et Merlot afin d’élaborer un vin rouge de qualité. Il voit le jour en 2000 et permet aujourd’hui à Guillaume de proposer une gamme complète. En effet, ses vignes composées en parts égales de cépages blancs et rouges sont à l’origine d’une production de vin rouge, rosé, blanc sec et blanc moelleux.

Le Frêche

Le Frêche à cette période possédait au lieu-dit de Beyries, un couvent de filles de l’Ordre fondé quelques années auparavant par Sainte Claire, née, comme Saint François à Assise (Ombrie). Sainte Claire eut le bonheur d’être formée à la piété par l’illustre instituteur des moines franciscains. Ce fut l’évêque d’Aire, Raymond, qui donna vers 1265, les statuts de l’ordre de Sainte Claire à cette communauté établie d’abord sans règles fixes ; il lui concéda simultanément des dîmes avantageuses. Les dots et épargnes de chaque religieuse formèrent insensiblement de petits domaines, qui à la longue devinrent considérables.

Le 6 juillet 1530 François Ier coucha à Tampouy, dans l’ancien manoir des Templiers ; on y voyait naguère encore, sur le frontispice une inscription commémorative de cette particularité historique. La tradition locale, appuyée par quelques chroniqueurs, porte que, de Tampouy, le monarque français se rendit au couvent de Beyries, où avait couché aussi sa fiancée, la princesse Éléonore, et qu’ils y reçurent tous deux la bénédiction nuptiale.

Toutefois la vérité historique souvent plus cruelle que les récits populaires nous oblige à dire que cette bénédiction se déroula dans l’hôpital de Saint Jacques, devenu le couvent des Clarisses à Mont-de-Marsan. Aujourd’hui ce bâtiment n’est autre que l’hôtel de la préfecture des Landes. Ce mariage entre François Ier et la princesse Éléonore, sœur de Charles Quint et veuve du roi du Portugal fut le gage de la paix de Cambrai signée l’année précédente, il fut bénit par le cardinal de Tournon et eut pour témoins la reine-mère Marguerite de Navarre (Grand-mère d’Henri IV) et le cardinal de Bourbon.



Découverte de vestiges d’une villa gallo-romaine

Au cours du XIXème siècle, il fut découvert à Beyries le corps d’une ancienne religieuse parfaitement conservé, tout comme les vêtements dont on l’avait couvert avant sa sépulture. En 1943, au cours de la seconde guerre mondiale, on découvrit au Frêche les vestiges d’une villa gallo-romaine et d’un squelette de l’époque néolithique. Malheureusement, aucune fouille ne fut entreprise pour aller plus avant.

Préserver un lieu chargé d’histoire

De nos jours, la population qui atteignait 1064 habitants en 1861 n’en compte plus que 394 en 2008. Elle a progressivement diminué au cours du XXème siècle à cause principalement de l’exode rural. Ces dernières années l’urbanisme du village s’est nettement amélioré grâce à la volonté des équipes municipales successives. On peut désormais voir un lavoir parfaitement restauré dans un écrin de verdure aménagé. De plus, le centre du village a subi d’importantes modifications qui permettent d’attirer de nombreuses familles.

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