Poisonous insecticide affects farm workers.

ENQUETE FRANCEINFO. Un “poison”, une “kalachnikov”… Inquiétudes autour du métam-sodium, le pesticide qui a intoxiqué 70 personnes dans le Maine-et-Loire.

Concern about lethal métam-sodium that has poisoned 70 people in Maine-et-Loire. (Department 49).

Entre le 28 septembre et le 12 octobre, ce produit a provoqué trois intoxications distinctes dans ce département de l’Ouest. La préfecture en a suspendu l’utilisation jusqu’au 26 octobre.

Between 28 Sept and 12 Oct this product caused three distinct incidences in this department in West France. The head of justice has temporarily suspended this insecticide use until 26 Oct.

Une plantation de mâche, le 4 août 2005 à Machecoul (Loire-Atlantique).
Une plantation de mâche, le 4 août 2005 à Machecoul (Loire-Atlantique). (MAXPPP)

Elle a commencé par sentir “une odeur de gaz”. Ce mardi 9 octobre, vers 10h20, Monique Terdriau prépare des commandes de plantes vivaces quand un parfum suspect envahit la serre de Kastell, l’une des nombreuses pépinières de Brain-sur-l’Authion (Maine-et-Loire). Très vite, ses yeux la piquent. “J’avais l’impression d’être gonflée juste sous l’œil et puis j’ai ressenti des picotements dans la gorge”, raconte l’ouvrière agricole de 58 ans. A ses côtés, ses huit collègues sont pris des mêmes symptômes. “Ils avaient tous les yeux qui pleuraient, un peu comme après une attaque au gaz lacrymogène”, témoigne Katrin Brecheteau, la gérante de l’entreprise, à l’abri dans son bureau au moment des faits.

Alertés par une entreprise voisine, les pompiers sont rapidement sur les lieux. Ce n’est pas du gaz lacrymogène, mais du métam-sodium qui pollue ce matin-là l’air de cette petite commune des bords de Loire. Un maraîcher vient de traiter un champ de la zone horticole avec ce puissant fumigant. “Les pompiers m’ont expliqué ce que c’était et que ça pouvait être potentiellement cancérigène, poursuit Monique Terdriau. On panique quand même un petit peu, ça fait peur”. Au total, 61 ouvriers agricoles sont intoxiqués. Le plan blanc est déclenché et 17 personnes, dont Monique Terdriau, sont hospitalisées au CHU d’Angers, avant d’en ressortir dans l’après-midi.

L\'intoxication de Brain-sur-l\'Authion (Maine-et-Loire) est partie du champ en vert clair, au centre de l\'image.
L’intoxication de Brain-sur-l’Authion (Maine-et-Loire) est partie du champ en vert clair, au centre de l’image. (GOOGLE EARTH)

Une substance “plus nocive que le glyphosate”

Trois jours plus tard, le métam-sodium refait des siennes à 13 km de là, sur la commune de Mazé-Milon, toujours dans le Maine-et-Loire. Cinq personnes et quatre pompiers sont incommodés par des émanations. Aucune hospitalisation cette fois-ci, mais la préfecture – qui recense officiellement 70 victimes – décide de suspendre temporairement l’utilisation de ce produit phytosanitaire. Elle révèle au passage que le 28 septembre, le proviseur du lycée de Narcé, situé dans la zone horticole de Brain-sur-l’Authion, a signalé un problème dans l’air. Pour la préfecture, “les modalités techniques d’application du produit ne semblent pas avoir été respectées”. Des manquements qui, “associés à des conditions climatiques exceptionnelles rendant les sols trop secs et trop chauds pour son application sans risques”, ont provoqué l’évaporation du gaz dans l’atmosphère, estime la préfecture. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet d’Angers.

Une réaction jugée trop tardive et timide par l’association écologique Sauvegarde de l’Anjou. “Cette substance est plus nocive que le glyphosate, qui ne tue que les mauvaises herbes. Le but est de tuer toute vie dans le sol”, tonne Florence Denier-Pasquier, vice-présidente de l’association locale et secrétaire nationale de France nature environnement. Les deux substances posent surtout des problèmes différents. Très répandu et persistant, le glyphosate inquiète à cause de ses effets d’accumulation à long terme. Moins utilisé et peu persistant, le métam-sodium est, lui, immédiatement toxique. “C’est un poison, un couteau suisse pour stériliser le sol. Sur la même molécule, vous avez un tue-vers, un fongicide [contre les champignons], un désherbant et un antiparasitaire, développe Bernard Jégou, chercheur à l’Inserm, directeur de l’Irset (Institut de recherche en santé, environnement et travail) et directeur de la recherche à l’école des hautes études en santé publique. Tout ce qu’il rencontre succombe”.

Son utilisation dans ces conditions répond à une politique de terre brûlée, pour avoir autant d’efficience que possible.Bernard Jégou, chercheurà franceinfo

Cette “terre brûlée” sert principalement à cultiver de la mâche, une salade très présente en Loire-Atlantique, où est achetée près de la moitié des tonnes de produit vendues en France. Elle est de plus en plus cultivée près d’Angers, sur des terres abandonnées par l’horticulture. “Les champs sont désormais nus. La terre est triste pour nous qui étions habitués aux champs de fleurs”, regrette Huguette Macé, maire déléguée de Brain-sur-l’Authion. Le métam-sodium, répandu dans le champ une dizaine de jours avant les semis, permet aux producteurs de récolter une mâche débarrassée d’éventuelles herbes, champignons et autres impuretés. “Ce qui est important, c’est que dans votre barquette de mâche, vous n’ayez que de la mâche, belle et appétente. Et pour cela, il faut une préparation des sols”, justifie Antoine Thiberge, directeur de la Fédération des Maraîchers nantais, à laquelle appartient la société Primaloire, mise en cause dans les intoxications de Brain-sur-l’Authion.

Quantité de métam-sodium vendu
  • Plus de 500 tonnes

  • Entre 60 et 300 tonnes

  • Entre 10 et 60 tonnes

  • Entre 5 et 10 tonnes

  • Entre 1 et 5 tonnes

  • Entre 0 et 1 tonne

  • Aucune vente

Source : INERIS

Une substance autorisée sous conditions

Autorisée par l’Union européenne jusqu’en 2022 au moins, cette substance n’est utilisée que dans quinze pays, comme l’indique la base de données de l’Université du Hertfordshire (en anglais). En France, on la retrouve dans cinq produits phytosanitaires, approuvés par l’Anses. La fiche technique de l’un d’eux, disponible sur le site d’une centrale d’achats, permet de se faire une idée de ses effets sur la santé humaine : “nocif en cas d’ingestion” et “par inhalation”, “provoque des brûlures de peau et des lésions oculaires graves”, “peut provoquer une allergie cutanée”, “susceptible de provoquer le cancer”, “susceptible de nuire à la fertilité ou au fœtus”, “risque présumé d’effets graves pour les organes à la suite d’expositions répétées ou d’une exposition prolongée” et “très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme”.

Cette autorisation européenne est cependant accordée “sous réserve” de conditions spécifiques, précise le réglement européen. Des précautions qui ne sont pas “traditionnelles” et signalent une “substance sur la sellette”, explique un bon connaisseur des questions phytosanitaires. Un rapport remis en décembre 2017 au gouvernement français classe d’ailleurs cette substance parmi “les plus utilisées et identifiées comme les plus préoccupantes”, avec le metsulfuron-méthyl et la sulcotrione. Deux méthodes sont autorisées pour une culture en plein champ : l’injection dans le sol ou l’irrigation au goutte-à-goutte sous “un film plastique étanche”. Des contraintes précisées dans le Maine-et-Loire par un arrêté préfectoral pris en décembre 2017, sur le modèle de celui imaginé en Loire-Atlantique. Chaque applicateur doit se déclarer en préfecture et suivre une formation. Le produit ne peut être utilisé à une distance de moins de 20 mètres des habitations et la mairie doit être avertie.

“Très clairement, il y a eu une faille”

Des conditions qui n’étaient manifestement pas réunies dans les trois cas récents d’intoxications. La mairie n’a pas été prévenue, assure Huguette Macé. “Ils ont prétendu qu’ils l’avaient fait par e-mail ou par courrier, au niveau de la commune, mais on n’a trouvé aucune trace écrite”, regrette l’élue. Surtout, le produit n’aurait jamais dû se retrouver dans l’air. “Très clairement, il y a eu une faille dans l’application”, reconnaît Antoine Thiberge, le directeur de la Fédération des maraîchers nantais, qui ne veut pas se cacher derrière “l’excuse” de la chaleur inhabituelle des sols. Il balaye cependant les appels à interdire le produit, lancés par les associations écologistes. “Ce n’est pas parce que vous avez une vis qui s’en va sur une voiture qu’il faut lui interdire de rouler, argumente-t-il. Ce produit, on l’utilise depuis longtemps en Loire-Atlantique, sans véritablement d’incidents”.

Il y a pourtant des précédents notables. Gérard* a appris l’intoxication de Brain-sur-l’Authion par mail. “Mon copain véto m’a envoyé une photo de l’article de Ouest France avec ce commentaire : ‘métam-sodium… ça continue'”, raconte-t-il. Ce pisciculteur du Finistère connaît bien cette substance. “Si vous voulez éliminer un ami, c’est le produit qu’il vous faut”, ironise-t-il. En octobre 2010, en amont de son exploitation, un agriculteur traite sa parcelle avec du Trimaton extra, un produit à base de métam-sodium aujourd’hui interdit. La pluie emporte le poison dans la rivière. “C’est d’une efficacité redoutable. J’ai perdu 140 tonnes de truites en quinze minutes, soit 850 000 euros de dégâts”, se souvient Gérard.

On parle de production raisonnée, respectueuse de l’environnement. S’il y a bien un produit qui ne respecte rien, c’est celui-ci. Normalement, quand vous utilisez un pesticide, vous visez une cible particulière. Là, c’est la kalachnikov, vous détruisez la biologie d’un sol.Gérard, pisciculteur du Finistèreà franceinfo

Sur 12,8 km, jusqu’à l’estuaire, le cours d’eau se transforme en cimetière de poissons et d’invertébrés aquatiques. Poursuivie par le pisciculteur et l’association Eaux et rivières de Bretagne, l’exploitation agricole sera condamnée en mai 2015 par la cour d’appel de Rennes à 1 500 euros d’amende et 46 000 euros de dommages et intérêts.

La pisciculture de Gérard, le 24 octobre 2010 dans le Finistère.
La pisciculture de Gérard, le 24 octobre 2010 dans le Finistère. (MAXPPP)

Des plaintes et un réexamen de l’Anses

Plus récemment, la presse locale s’était fait l’écho d’une intoxication aux Sorinières (Loire-Atlantique) en 2013. La pompe électrique qui assurait l’arrosage après l’épandage du produit est tombée en panne et six personnes ont été incommodées. “Il ne s’est rien passé de grave”, minimise aujourd’hui Dominique Visonneau, le maraîcher impliqué. Le maire de l’époque, Christian Couturier, n’a pas le même souvenir. “Nous avions alerté le procureur, mais faute de plaintes et de faits plus significatifs, il avait classé l’affaire sans suite”, témoigne-t-il, avant d’évoquer le cas d’une personne avec un jeune enfant qui aurait eu des soucis de santé. Mais “elle ne souhaitait pas porter plainte”.

Une retenue qui serait répandue, à en croire les associations environnementales. “Cela reste discret parce que les maraîchers sont puissants ici. Tout le monde connaît quelqu’un qui travaille dans le secteur, ils sont dans les conseils municipaux. Je ne vais pas parler d’omerta, mais il y a une certaine discrétion”, témoigne Xavier Metay, coordinateur de France nature environnement dans les Pays de la Loire.

Dans le Maine-et-Loire, la donne pourrait bien changer. “Je trouve que ce produit est fort dangereux. Heureusement que ce n’est pas arrivé un mercredi après-midi quand les enfants jouent dans les jardins”, alerte la maire déléguée, Huguette Macé, qui attend avec impatience les résultats de l’enquête. Comme l’association Sauvegarde de l’Anjou, la pépinière Kastell et ses salariés vont porter plainte. “Je le fais parce qu’on ne peut pas laisser ça comme ça. Il faut faire quelque chose”, explique Monique Terdriau, l’une des victimes. Surtout, l’Anses a annoncé, mercredi 17 octobre qu’elle réexaminait “l’ensemble des autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits à base de métam-sodium” à la lumière des événements du Maine-et-Loire. “En fonction des résultats d’investigation, les AMM ou les conditions d’emploi peuvent être modifiées, voire les AMM retirées”, précise-t-elle. Une décision est attendue d’ici fin 2018.

*Le prénom a été modifié à la demande de l’intéressé.

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Brexit: The French perspective.

Brexit : l’Irlande qui divise. Divided Ireland.

The Brits (NI) stick to the Imperial System of measurement (Miles etc). Whereas the Republic of Ireland uses metric measurements (KPH etc).

À six mois de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, un sommet crucial réunit à Bruxelles (Belgique) Theresa May et les 27 dirigeants européens. Ils doivent s’accorder sur les conditions du Brexit, mais la question irlandaise pose problème.

With six months to go when Great Britain leaves the European Union, a crucial Brussels summit between Teresa May and the 27 European leaders will take place. They will need agreement on the Brexit pre-conditions, but the Irish border poses a problem.

La frontière entre les deux Irlande : c’est ici que se joue l’avenir du Brexit. Mais les négociations bloquent entre Bruxelles et Londres. La République d’Irlande au sud ne fait pas partie du Royaume-Uni contrairement à l’Irlande du Nord, province britannique. Pour éviter qu’une frontière physique soit créée, l’Europe propose que l’Irlande du Nord reste dans l’Union douanière européenne après le Brexit. Mais cela reviendrait à créer une césure au sein même du Royaume-Uni, en établissant une nouvelle frontière en mer d’Irlande.

The border between the two parts of Ireland: this is what is at play for the Brexit’s future. But negotiations are stalled between Brussels and London. The Irish republic to the south is not part of the United Kingdom as opposed to Northern Ireland which is a province of Britain. To avoid a physical border being created, the UE propose that Northern Ireland stay in the European custom’s union after Brexit. But this would bring in  the creation of a new border down the Irish sea.

Le dilemme de Theresa May. Teresa May’s dilemma.

Bruxelles pourrait ainsi instaurer des contrôles portuaires entre l’Irlande du Nord et le Royaume-Uni où circulent chaque jour librement des marchandises. Un scénario inenvisageable pour la Première ministre Theresa May. Elle doit aujourd’hui résoudre ce dilemme : accepter la proposition de Bruxelles ou sortir de l’Europe sans accord avec tout ce que cela implique.

Brussels could install port controls between Northern Ireland and the UK on ships and merchandise that moved freely. This is not acceptable to the British Prime Minister Teresa May. She now has a to resolve this dilemma: accept the Brussels proposition or crash out of Europe without a deal, and suffer the consequences.

Un reportage de Arnaud Comte, Anto Filippi et Nic Boothby.

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Macron reshuffles Cabinet: New appointments announced.

Castaner à l’Intérieur, Riester à la Culture, Guillaume à l’Agriculture… Découvrez la composition complète du nouveau gouvernement. Castanet to Interior, Riester to Culture, Guillaume to Agriculture…Find here the full composition of the new government.

Emmanuel Macron a nommé Christophe Castaner ministre de l’Intérieur, en remplacement de Gérard Collomb. Le remaniement voit également partir Françoise Nyssen (Culture), Jacques Mézard (Cohésion des Territoires) et Stéphane Travert (Agriculture).

Emmanuel Macron named Christophe Castener minister of Interior, replacing Gérard Collomb, (who resigned to concentrate on running for mayor of Lyon). The reshuffle also sees the departure of  Françoise Nyssen (Culture), Jacques Mézard (Cohésion des Territoires …Overseas) et Stéphane Travert (Agriculture).

Le ministre de l\'Intérieur Christophe Castaner (à droite), lors de la passation de pouvoir avec Edouard Philippe (au centre), mardi 16 octobre 2018.
Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner (à droite), lors de la passation de pouvoir avec Edouard Philippe (au centre), mardi 16 octobre 2018. (PHILIPPE LOPEZ / AFP). The new minister of the Interior Christophe Castaner (on the right), during his acceptance of the ministry, with Edouard Philippe (centre), today 16 Oct 2018.

“Une équipe renouvelée, dotée d’un second souffle, mais dont le mandat politique reste le même”, a commenté l’Elysée. Emmanuel Macron a nommé, mardi 16 octobre, un nouveau gouvernement marqué par l’arrivée de Christophe Castaner au ministère de l’Intérieur en remplacement de Gérard Collomb. Qui sont les entrants ? Les sortants ? Ceux dont les fonctions évoluent et ceux dont le périmètre politique reste inchangé ? Franceinfo récapitule.

“A renewed tream, giving it a second wind, but with the political mandate staying the same”. On Tuesday 16 October Emmanuel Macron named a new government noted for the inclusion of Christopher Castener replacing Gérard Collomb as minister of the Interior (with responsible for State Security). Who is in? Who is out? Who among them have expanded roles and who stay on the political perimeter unchanged?

Ils partent. Those leaving.

Jacques Mézard, ex-ministre de la Cohésion des territoires. (Overseas)

Françoise Nyssen, ex-ministre de la Culture.

Stéphane Travert, ex-ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. (Food)

Delphine Gény-Stephann, ex-secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances. (Junior Minister)

Ils arrivent

Franck Riester, ministre de la Culture.

Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Marc Fesneau, ministre auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement.

Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire.

Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé.

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances.

Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse.

Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur.

Leurs fonctions changent

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, qui récupère également le portefeuille de la Jeunesse.

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, auparavant secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement.

Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les Collectivités Territoriales, auparavant rattachée au ministre de l’Intérieur.

Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales. Il était précédemment secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.

Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales. Il était auparavant secrétaire d’Etat.

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, qui récupère également la Lutte contre les discriminations.

Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances et du ministre de l’Action et des Comptes publics. Il était auparavant rattaché au Premier ministre et chargé du Numérique.

Ils restent en place

Edouard Phillippe, Premier ministre.

Benjamin Griveaux, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement.

Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée des Personnes handicapées.

François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire.

Élisabeth Borne, ministre auprès du ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports.

Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire.

Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la Justice.

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Nathalie Loiseau, ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes. (No change probably due this minister deeply involved on Brexit negotiations and has stated her solidarity with the Irish position)

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Florence Parly, ministre des Armées.

Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées.

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé.

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail.

Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics.

Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics.

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Annick Girardin, ministre des Outre-Mer.

Roxana Maracineanu, ministre des Sports.

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Atrocious weather costs 14 lives in the Aude (region 11), France.

DIRECT. Intempéries dans l’Aude : le bilan passe à douze morts, annonce la Sécurité civile.

Bad weather in the Aude (Region 11):twelve deaths reported, said the emergency services.

Toutes les écoles du département resteront fermées mardi. Edouard Philippe promet une “procédure de catastrophe naturelle accélérée”.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, constate les dégâts après les intempéries à Villegailhenc (Aude), le 15 octobre 2018.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, constate les dégâts après les intempéries à Villegailhenc (Aude), le 15 octobre 2018. (PASCAL PAVANI / AFP)

Le bilan des intempéries dans l’Aude s’est encore alourdi, lundi 15 octobre en début de soirée. Il est désormais d’au moins 12 morts, selon la Sécurité civile département. Le Premier ministre et ministre de l’Intérieur par intérim Edouard Philippe s’est rendu auprès des sinistrés à Villegailhenc. Quant à Emmanuel Macron, il a fait savoir qu’il se déplacerait dans le département “dès que possible” et que le remaniement gouvernemental ne serait pas annoncé lundi, pour donner la priorité au secours des victimes.

Douze morts dans l’Aude. Les autorités ont annoncé, en fin d’après-midi, que les terribles inondations de la nuit dernière avaient fait au moins douze victimes. Selon France 3, sept personnes sont mortes à Trèbes, deux à Villegailhenc, une à Villalier, une à Villardonel et une à Carcassonne. Huit blessés graves sont aussi à déplorer, et une personne est portée disparue. Cinq hélicoptères sont mobilisés dans le département pour la reconnaissance des zones sinistrées et le sauvetage des personnes.

Pas d’école mardi. La préfecture de l’Aude annonce que les établissements scolaires resteront fermés mardi 16 octobre, comme ce fut le cas lundi.

Les assureurs sollicités. “Nous avons pris contact avec la Fédération française des sociétés d’assurance et nous lui avons indiqué combien il était nécessaire que les indemnisations des particuliers puissent être les plus rapides possibles”, a indiqué Edouard Philippe pendant sa visite dans l’Aude. Il a promis une “procédure de catastrophe naturelle accélérée”.

L’Aude en vigilance rouge, trois départements en orange. L’Aude est placée par Météo France en vigilance rouge et les Pyrénées-Orientales en orange en raison des risques d’inondations et de crues. L’Hérault est en vigilance orange “pluie-inondation” et “crue”. L’Aveyron est en vigilance orange “pluie-inondation”.

L’équivalent de trois mois de précipitations. “Les précipitations sont qualifiées d’exceptionnelles et ont généré localement l’équivalent de trois mois de pluie concentrées sur quelques heures”, a indiqué l’Intérieur. Lundi matin, Météo France s’attendait à atteindre “plus de 300 mm de précipitations sur l’ensemble de l’épisode”, soit “l’équivalent de 3 à 4 mois de précipitations. Le dernier épisode de cette intensité date de 1996.”

 

(ERIC CABANIS / AFP)

(ERIC CABANIS / AFP)

(FRANCE 3)

Le Premier ministre, Edouard Philippe, partage sur Twitter une photo le montrant en train d’aider une femme marchant dans la boue au milieu de débris.

Les sous-sols inondés de l\'hôpital de Carcassonne, le 15 octobre 2018.
(ROMAIN GUILLOTEAU)

16h40 : Malgré le retour du soleil, l’Orb monte toujours a Thézan lès Béziers

Inondations dans l’Aude : des dégâts “de l’ordre de 200 millions d’euros”, annonce Bruno Le Maire. Floods in the Aude: waste “of the order of €200M”, said Bruno Le Maire.

L’état de catastrophe naturelle a été reconnu jeudi dans 126 communes du département endeuillé . The catastrophic weather event touched 126 communities in the beleagured department

Un habitant de Trèbes (Aude) constate les dégâts causés par les inondations dans sa maison, le 16 octobre 2018.
Un habitant de Trèbes (Aude) constate les dégâts causés par les inondations dans sa maison, le 16 octobre 2018. (ERIC CABANIS / AFP). A resident of  Trèbes (Aude) counts the cost of the damage caused by the flood in his house on 16 Oct 2018.

“Sur les dégâts matériels, on est sur des dégâts de l’ordre de 200 millions d’euros, c’est très important, c’est notamment pour les habitations, pour les véhicules.” C’est ce qu’a indiqué dimanche dimanche 21 octobre le ministre de l’Économie, après les inondations meurtrières dans l’Aude“J’ai demandé évidemment aux assureurs qui se sont engagés à rembourser le plus vite possible”, a poursuivi Bruno Le Maire, lors de l’émission “Dimanche en politique” sur France 3.

“The destruction to property and belongings is estimated to be in tne region of €200M, this is huge particularly for houses and vehicles.” As expressed by the minister of the Economy, after the fatal flooding in the Aude. “Obviously I’ve asked the insurance companies to engage and compensate those affected as soon as possible”, said Bruno Le Maire, during an interview today (Sunday) on France 3 TV.   

Dans la nuit de dimanche à lundi, des inondations ont causé la mort de 14 personnes dans l’Aude. Plus de 70 personnes ont été blessées et des centaines sont sinistrées. L’état de catastrophe naturelle a été reconnu jeudi dans 126 communes du département, ce qui doit permettre aux personnes touchées d’être indemnisées rapidement par les assureurs. Overnight last Sunday and Monday, the floods caused 14 deaths in the Aude. More than 70 people were injured and hundreds were affected by the disaster. The natural disaster touched 126 communities in the Aude, and its important that people affected are compensated without delay by the insurance companies.

 

Le président Emmanuel Macron a prévu de se rendre lundi dans le département pour rencontrer les familles de victimes, les maires des communes touchées ainsi que les forces de secours.

President Emmanuel Macron is expected to visit the Aude on Monday to meet the families of the victims, the mayors of the communities affected and the emergency services personnel.

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Jacques Brel: Ne me quitte pas, the story.

Quand Brel suppliait “ne me quitte pas”, l’histoire d’une chanson incomprise

Par Jean-Francois Lixon @Culturebox

Publié le 13/10/2018 à 12H00

Jacques Brel en scène Jacques Brel en scène

© France 2 Culturebox capture d’écran

La chanson “Ne me quitte pas”, le premier vrai succès de Jacques Brel, est enregistrée en 1959. Elle est cosignée par Gérard Jouannest, le pianiste qui accompagne l’artiste belge. Elle a choqué à sa sortie, on n’était pas habitué à entendre un homme renoncer à toute dignité par amour pour une femme qui le quitte. Voici l’histoire de cette chanson devenue un standard du répertoire international.

The song “Ne me quitte pas”, Jacques Brel’s first real success was released in 1959. It was arranged by Gérard Jouannest, who was also the Belgian’s pianist. It became very popular as it wasn’t unusual for a man to renounce everything for the love of a woman, who left him.

Il faut entendre la chanson, il faut surtout voir Brel l’interpréter. Il met dans son regard toute la supplication que les mots, même d’une extrême impudeur, ne peuvent pas apporter. Brel ne considère pas “Ne me quitte pas” comme une chanson d’amour mais comme le portrait d’un homme lâche, renonçant à toute dignité en espérant ainsi regagner la femme qui le quitte. La pire solution bien sûr.

Il va si loin que la phrase la plus violente de cette résignation “laisse moi devenir…/… l’ombre de ton chien” sera expurgée par des artistes lors de leur reprise de la chanson, ainsi Barbara qui saute simplement le vers, sans même l’adapter. C’est au point que de “Ne me quitte pas”, à l’origine destinée à une interprète féminine, Edith Piaf dira dans une phrase restée célèbre “Un homme ne devrait pas chanter des trucs comme ça !”. Il est vrai qu’à l’époque, l’image de l’homme véhiculée dans les chansons à la mode était plus macho, virile et pour tout dire un peu crétine. L’un des grands succès de 1959 (l’année de sortie de “Ne me quitte pas”) était un refrain interprété par Eddie Constantine et intitulé “Cigarettes, whisky et p’tites pépées” !

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Drop in cost of French Property Tax.

Baisse de la taxe d’habitation : mauvaise surprise pour les contribuables. An unpleasant surprise for the paying public.

Les avis de taxes d’habitation arrivent en ce moment dans vos boîtes aux lettres. Pour 22 millions de foyers, cette taxe devrait baisser de 30%, comme promis par Emmanuel Macron, mais concrètement, c’est loin d’être le cas car des milliers de communes ont choisi d’augmenter les taxes locales.

The property tax bills arrive about now in the post boxes. for 22 million households, this tax will be lowered by 30%, as promised by Emmanuel Macron, but seriously it is a long way off for thousands of communes who would have chosen to increase local taxes.

FRANCE 2

Faux espoirs pour des milliers de contribuables. La baisse de 30% de la taxe d’habitation promsie par le gouvernement pour huit ménages sur dix ne sera finalement pas une réalité pour certains. Car si l’État a bien appliqué les 30% de baisses, il a pris pour base l’imposition de 2017. Or, certaines communes ont entre temps augmenté la taxe. Résultat : la baisse est minorée, voire dans de très rares cas effacée.

5 680 communes ont augmenté leur taxe

Exemple pour ce couple de retraité de l’Oise qui payait 969 € de taxe en 2017, contre 797 € en 2018. C’est donc seulement 18% de baisse. Dans cette autre commune en Seine-et-Marne, la taxe d’habitation a augmenté de 15% cette année. La mairie assume : la faute est selon elle due à la baisse des dotations de l’État. Selon un rapport parlementaire, 5 680 communes ont augmenté leur taxe en 2018.

“On n’avait plus le choix” : des maires expliquent pourquoi ils ont augmenté la taxe d’habitation

Les élus locaux interrogés par franceinfo rejettent tous la faute sur l’Etat. Ils accusent le gouvernement de les priver de leurs ressources.

Le 12 février 2014 à Lille (Nord).
Le 12 février 2014 à Lille (Nord). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Une bien mauvaise surprise pour certains contribuables. En 2018, la taxe d’habitation a augmenté dans plus de 11 000 communes françaises, en raison d’une hausse des taux d’imposition décidés soit par les municipalités elles-mêmes, soit par les intercommunalités auxquelles elles appartiennent. Pour comprendre les raisons de cette augmentation, franceinfo a interrogé des maires et responsables administratifs des 20 communes où la hausse du taux d’imposition communal a été le plus fort.

>> Impôts : la taxe d’habitation a-t-elle augmenté dans votre commune ? Vérifiez-le sur notre carte

“On n’a pas augmenté pour le plaisir”

A Sassenage, dans l’Isère, la part communale* de la taxe d’habitation a par exemple grimpé de 11,98% entre 2017 et 2018. “On n’a pas augmenté pour le plaisir”, proteste le maire de cette ville de 11 000 habitants environ, Christian Coigné (UDI), joint par franceinfo. “Les impôts n’avaient pas augmenté depuis quinze ans”, rappelle-t-il. Mais cette fois, il a dû s’y résoudre. “En 2001, le budget de la commune était de 23 millions d’euros. Aujourd’hui, il est de 17 millions d’euros. On n’y arrive plus. On est en plein dans l’effet ciseau.”

Augmenter la taxe d’habitation, c’est la seule solution qu’on a trouvée pour éviter de réduire les services aux habitants.Christian Coigné, maire UDI de Sassenage (Isère)à franceinfo

Et d’autres facteurs ont joué. “Depuis cinq ans, la commune est classée risques naturels et on ne peut plus construire. Cela représente huit millions d’euros de manque à gagner sur cinq ans pour la commune. Et, parallèlement à ça, l’Etat nous taxe de 200 000 euros par an parce qu’on n’a pas 25% de logements sociaux”, fustige-t-il. L’élu isérois, “très en colère”, dénonce le “racket” de l’Etat. “Les communes sont complètement étranglées, juge-t-il. L’Etat nous demande d’être vertueux, d’avoir des budgets à l’équilibre, mais lui n’est pas vertueux et, pour équilibrer son budget, il ponctionne les communes.” “Ce gouvernement, c’est ‘en marche ou crève’ et pour les communes, c’est ‘crève’, lâche l’édile, très déçu”.

“Maltraités” par l’Etat ?

A Puget-sur-Argens, dans le Var, la part communale de la taxe d’habitation a bondi de 20,17% pour les quelque 7 500 habitants. “C’est une des rares taxes qu’on pouvait encore bouger”, plaide le maire divers droite, Paul Boudoube. L’édile estime lui aussi avoir été “maltraité” par l’Etat. “Notre dotation globale de fonctionnement a été quasi supprimée par l’Etat. Elle est passée de 1,2 million d’euros à un peu plus de 80 000 euros”, déplore-t-il.

Le maire varois fait cependant valoir une autre statistique. Si la hausse de la part communale de la taxe d’habitation est brutale, son taux reste “bas”. Entre 2017 et 2018, il est passé de 11,9% à 14,3%. “Nous avons un des taux les plus bas du département par rapport aux communes comparables, d’après la Chambre régionale des comptes”, assure l’élu. Paul Boudoube n’est “pas trop inquiet” pour son avenir, car ses concitoyens, affirme-t-il, ne sont “pas trop mécontents” de sa gestion.

“A un moment, on ne peut plus”

A Vaires-sur-Marne, en Seine-et-Marne, la mairie a porté la part communale de sa taxe d’habitation de 19,37% à 22,28%, soit une hausse de 15,02% pour les quelque 13 500 habitants. “A un an et demi des élections municipales, ce n’est pas terrible”, reconnaît le cabinet de la maire (LR), avant de se défendre.

On n’avait plus le choix. Ce n’était plus possible de faire des économies.Le cabinet du maire de Vaires-sur-Marneà franceinfo

“Le taux d’imposition n’avait pas bougé depuis 2005, explique la mairie. L’Etat nous demande sans cesse de faire des économies. Ici, les économies ont été faites pendant treize ans. A un moment, on ne peut plus. On s’était déjà posé la question l’an passé. C’était soit augmenter la taxe d’habitation, soit supprimer des services. Le cabinet d’audit que nous avons missionné proposait 20% de hausse.”

“On est en train de palier les insuffisances de l’Etat”

A Maizières-lès-Metz, le maire, Julien Freyburger (LR) s’emporte contre cette liste des bons et mauvais élèves “opportunément” et “scandaleusement” publiée par Bercy. “On est en train de palier les insuffisances de l’Etat et en plus on est montré du doigt.” Dans cette ville de quelque 12 000 habitants, la hausse de la part communale de la taxe d’habitation a atteint 18,02% en un an. Mais “on part d’un taux relativement bas”, proteste l’élu local. “Le gouvernement nous a conduits à ça”, accuse l’édile. “La dotation de l’Etat est passée de 1,3 million d’euros en 2014 à 465 000 euros en 2018, chiffre-t-il. On m’explique que la ville est sous fiscalisée, sous endettée et donc sous dotée. Bref, on pénalise les bons élèves.”

Julien Freyburger me ten avant les “efforts surhumains” réalisés par sa municipalité : “On a réduit de 20% les dépenses courantes, on a 17% d’agents municipaux en moins. Et en même temps, les charges transférées par l’Etat ont augmenté de 12%. A un moment, ça devient compliqué.” Et le maire de s’interroger sur les conséquences de la mesure fiscale phare du quinquennat d’Emmanuel Macron : “Où en sera-t-on quand la suppression de la taxe d’habitation sera entérinée ?”

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Wines tested for insecticides by France Info.

ENQUETE FRANCEINFO. Additifs, pesticides… Le vin que vous buvez ne contient pas que du raisin : découvrez le résultat de nos analyses.

The wine that you drink contains more than grapes: Discover the results of our tests.

Jusqu’à quinze résidus de pesticides différents ont été retrouvés dans certaines bouteilles de bordeaux, selon les conclusions d’un laboratoire que nous avons mandaté.

Up to fifteen different pesticide residues were found in certain bottles of Bordeaux, according to the results from the laboratory we asked to test the wine.   

Franceinfo a fait analyser dix bouteilles de vin différentes, afin d\'en connaître la composition.
Franceinfo a fait analyser dix bouteilles de vin différentes, afin d’en connaître la composition. (PASCAL PAVANI / AFP). We analysed ten different  bottles of wine to discover their composition.

Les grilles d’un ancien château, des vignes à perte de vue, une barrique en chêne… Lorsque vous achetez une bouteille de bordeaux, l’étiquette vous plonge dans le monde merveilleux du terroir viticole. Mais que vous dit-elle de la composition du vin que vous allez boire ? Pas grand-chose. A part le taux d’alcool et une vague indication concernant la présence de sulfites, vous n’aurez pas la possibilité, en la lisant, de connaître la liste complète des ingrédients ni les valeurs nutritionnelles du vin. Pourtant, ce doux nectar, à consommer avec modération, ne contient pas seulement du raisin… loin de là.

Pour en savoir plus, nous avons fait analyser dix bouteilles de vin, en choisissant une même zone géographique – elles sont toutes produites dans un rayon de 50 km autour de Bordeaux – et une même année de production, 2016. Dans notre panier : du blanc, du rouge. Du conventionnel, du bio et du “vin naturel”, une démarche informelle qui a pour but de se passer au maximum de pesticides de synthèse et d’additifs. L’addition, elle, est comprise entre 4 et 17 euros par bouteille. Quelques jours après nos emplettes, le laboratoire Dubernet, spécialisé dans l’œnologie et situé dans l’Aude, nous a envoyé les résultats des analyses. Voici ce que nous avons découvert.

Les dix bouteilles que nous avons analysées.
Les dix bouteilles que nous avons analysées. (VINCENT WINTER / FRANCEINFO)

“Des doses de sulfites potentiellement problématiques”

Premier constat, sans surprise : toutes nos bouteilles contiennent du dioxyde de soufre, parfois en grande quantité. Ce composé, plus connu sous le nom de sulfites, permet d’empêcher l’oxydation des vins et le développement de bactéries. Sans lui, la conservation du vin est très compliquée. Sa présence est indiquée sur l’étiquette, au-delà d’un certain seuil. “C’est tout sauf négligeable, explique Christophe Lavelle, biophysicien, chercheur au CNRS et spécialiste de l’alimentation, à franceinfo. Une consommation élevée de soufre peut être un problème. Mais ses effets sont totalement liés à l’individu, ça va du mal de crâne aux réactions allergiques.”

Dans le vin, on atteint des doses de sulfites potentiellement problématiques pour des consommateurs.Christophe Lavelle, chercheur au CNRSà franceinfo

Tous les producteurs des dix bouteilles testées s’accordent sur la nécessité de ces sulfites, à des niveaux différents. “Faire du zéro soufre, ce n’est pas possible, tranche Thibault Despagne, vigneron dans l’Entre-deux-Mers. En revanche, baisser sa quantité, c’est très intéressant. On réfléchit justement à la façon de la diminuer encore.” Son vin blanc “Biface” de 2016 en contient un peu plus de 100 mg par litre. Une dose certes importante, mais bien au-dessous de la limite autorisée pour ce type de vin (250 mg/L).

Des doses de 10 à… 202 mg/L

Même les producteurs de “vins naturels” défendent une utilisation raisonnable de ces sulfites. “Je rajoute parfois un peu de soufre pour qu’un consommateur qui paye ma bouteille 15 euros ne se retrouve pas avec un truc imbuvable dans quatre ans”, reconnaît Vincent Quirac, vigneron, à franceinfo. Selon nos analyses, son vin “naturel” contient seulement 10 mg/L de sulfites, alors que la législation en autorise jusqu’à 150 mg/L pour le vin rouge conventionnel. Ce vin est d’ailleurs le moins chargé en sulfites de toutes nos analyses.

La quantité de sulfites détectée.
La quantité de sulfites détectée. (VINCENT WINTER / FRANCEINFO)

Tout est donc une question de dosage : sur nos dix vins analysés, les quantités de sulfites varient de 10 mg/L à 202 mg/L. Seul hic : il est impossible de le savoir en regardant l’étiquette de votre bouteille. La législation impose simplement d’indiquer “contient des sulfites” à partir de 10 mg/L. “Ce serait intelligent d’avoir le dosage en soufre, estime Christophe Lavelle, chercheur au CNRS. C’est une vraie information que les gens pourraient juger.”

Une cinquantaine de produits autorisés dans la fabrication

Nos analyses en laboratoire mettent aussi en évidence la présence de deux autres additifs. Parmi nos dix vins, quatre contiennent de l’acide ascorbique et un, de l’acide métatartrique. Deux ingrédients qui permettent d’éviter l’effervescence des vins et les dépôts. Leur utilisation est autorisée et sans danger pour la santé, selon le chercheur, mais là encore, pas de transparence sur le sujet.

Ces résultats ne sont que la face immergée de l’iceberg des intrants dans le vin. Au total, pas moins d’une cinquantaine de produits sont autorisés dans la viticulture conventionnelle. Parmi eux, on retrouve des “auxiliaires technologiques”, utilisés lors de la transformation du produit, comme de la colle de poisson ou des protéines de lait et d’œuf. Il y a aussi des additifs pour la conservation, comme le soufre, pour le goût, comme le bois de chêne, ou encore pour la couleur, comme le polyvinylpolypyrrolidone ou crospovidone.

La liste des intrants autorisés dans le vin.
La liste des intrants autorisés dans le vin. (VINCENT WINTER / FRANCEINFO)

Une liste à rallonge, qui n’est pas forcément synonyme de nocivité. “La colle de poisson, le blanc d’œuf, la caséine [protéine de lait] sont utilisés par tout le monde depuis la nuit des temps. Ils sont inoffensifs. C’est ce qu’on fait en cuisine pour clarifier un bouillon, précise le biophysicien Christophe Lavelle à franceinfo. En termes de santé, il faut toujours se méfier des discours simplistes.” Mais au-delà de la question de l’innocuité, reste celle de l’information : sur le vin, comme pour les autres aliments, “on réclame la transparence totale sur l’étiquette”, lance Foodwatch, association de défense des consommateurs, contactée par franceinfo.

Le vin, dispensé des règles d’étiquetage

Pour le moment, impossible de savoir quels sont les produits vraiment utilisés dans l’élaboration de votre vin et en quelle quantité. “Une grande partie de ces intrants ne laissent aucun résidu dans le vin après filtration, ou certaines molécules sont déjà présentes naturellement”, explique Vincent Bouazza, expert du laboratoire Dubernet, à franceinfo. On ne peut donc pas les détecter ni déterminer si leur présence était due à l’utilisation d’un additif ou bien naturelle.

La plupart des vignerons de notre panel ont refusé de nous dévoiler une “recette” précise. “Nous utilisons quasiment zéro additif”, indique Laurent Abba, directeur général du vignoble Raymond, sans plus de détails. Olivier Techer, gérant d’un domaine bio à Pomerol, précise, lui, avoir exceptionnellement recours à des compléments d’azote ou des levures : “Ça arrive sur une cuve tous les trois ans.” La composition exacte des autres vins demeurera mystérieuse tant que la législation n’imposera pas aux vignerons d’indiquer les ingrédients utilisés. Pour le moment, les vins et les alcools profitent d’une dérogation au règlement de l’Union européenne concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires.

De la transparence… mais pas trop

“Il est crucial que la Commission européenne aligne les règles d’étiquetage des boissons alcooliques sur celles en vigueur pour les autres produits alimentaires”, demande l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie.

Tous les autres secteurs alimentaires sont parvenus à se conformer aux standards de l’Union européenne, tout en conservant des emballages esthétiques. L’industrie de l’alcool, bien implantée, devrait pourvoir faire de même.L’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologieà franceinfo

Certains vignerons, engagés sur la réduction des intrants, réfléchissent déjà à des solutions pour améliorer l’information. “Moi ça m’arrangerait que tout soit écrit sur l’étiquette, c’est vendeur, ajoute le vigneron bio, Olivier Techer. Mais pour certains domaines, ça peut être compliqué à gérer…” En effet, les vignerons conventionnels, plus gourmands en additifs, se montrent plus réticents à cette idée. “On ne peut pas tout écrire sur l’étiquette”, justifie Christophe Château, directeur de la communication du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux. Le syndicat propose plutôt de mettre en place un QR code sur les bouteilles, qui renverrait vers un site proposant une information générique.

Des résidus de pesticides

Cette longue liste d’intrants ne doit pas occulter la présence d’autres éléments controversés dans le vin : les résidus de pesticides. D’après nos analyses, de nombreuses traces de produits phytosanitaires sont détectables jusque dans vos verres. Le cocktail peut atteindre 15 molécules différentes dans une même bouteille.

“Ce ne sont pas des produits anodins, réagit l’association Générations futures, engagée contre l’agriculture intensive utilisant des pesticides. Ce qui est affolant, c’est la dépendance de la viticulture à des produits dangereux. En France, 20% de tous les pesticides utilisés dans l’agriculture le sont dans les vignes, alors qu’elles ne représentent qu’un peu plus de 3% de la surface agricole.”

Des produits classés cancérogènes

L’association de défense de l’environnement s’inquiète particulièrement des substances classées CMR. Des agents chimiques qui ont, à moyen ou long terme, “des effets cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction”, selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

Les vins où l\'on a détecté des résidus de pesticides CMR
Les vins où l’on a détecté des résidus de pesticides CMR (VINCENT WINTER / FRANCEINFO)

Il s’agit notamment de la carbendazime, une substance interdite depuis une dizaine d’années, mais que l’on retrouve à l’état de traces dans quatre de nos bouteilles. Elle est liée à l’utilisation du thiophanate-methyl, un fongicide assez répandu dans la viticulture. Une autre molécule, la phtalimide, est aussi “susceptible de provoquer le cancer”, selon l’INRS. On la retrouve pourtant dans la moitié de nos bouteilles, comme marqueur de l’utilisation d’un pesticide, le folpel.

Deux autres pesticides, récemment interdits en France, se retrouvent aussi dans certains de nos échantillons. Quatre bouteilles contiennent de l’iprodione, un fongicide classé CMR et le même nombre, du thiaméthoxame, un insecticide neurotoxique “tueur d’abeilles”. Ces deux molécules, aujourd’hui retirées du marché, étaient encore autorisées au moment de la fabrication de nos bouteilles tests, en 2016.

“Aucune non-conformité au règlement européen”

Ces molécules potentiellement dangereuses sont présentes en très faible quantité, voir à l’état de traces, dans nos analyses. Sur les 10 vins analysés, aucune non-conformité au règlement européen régissant les résidus de pesticides dans les aliments n’est relevée, explique Vincent Bouaaza, analyste au laboratoire Dubernet. Pour la majorité des composés détectés, les teneurs retrouvées ne représentent pas plus de 1% à 2% des teneurs globalement autorisées sur les fruits et légumes.”

Des taux apparemment très faibles, qui alertent tout de même certaines associations. “Il y a possiblement des risques d’effet cocktail”, explique Générations futures, qui s’inquiète de l’impact de ces molécules lorsqu’elles sont associées.“Et il n’y a pas seulement les résidus de ces bouteilles, mais aussi tous les autres que vous trouvez dans les céréales, les fruits, poursuit l’ONG. A la fin de la journée, ça fait un mélange assez inquiétant.”

Le principal syndicat des vignerons du Bordelais, le CIVB, assure travailler à la réduction de ces pesticides controversés. “On conseille à nos vignerons d’éviter les CMR, ou avec des doses plus faibles. Mais ce n’est pas nous qui faisons la législation !” Contactée à ce sujet, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) nous indique qu’elle contrôle bien la présence des phytosanitaires dans les vins : “En 2016, sur 143 vins analysés, 26 contenaient des résidus de quantifiables.”

“C’est une révolution lente”

Le sujet reste sensible pour les vignerons qui produisent les bouteilles contenant le plus de résidus de pesticides. “Les seuils limites sont respectés, nous n’avons pas d’autre avis à donner”, coupe une responsable d’Yvon Mau, le groupe qui possède la marque Yvecourt, dont l’une des bouteilles analysées contient 15 molécules de pesticides. “Nous ne pouvons vous apporter d’autres éléments de réponse que ceux qui vous ont été fournis par Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux”, répond de son côté l’entreprise qui commercialise le bordeaux Bas-Rocher. Pas très loquaces.

Les vins dans lesquels on a détecté le plus de résidus de pesticides.
Les vins dans lesquels on a détecté le plus de résidus de pesticides. (VINCENT WINTER / FRANCEINFO)

Un seul vigneron, Thibault Despagne, a accepté d’être plus transparent sur sa démarche en vin conventionnel. Dans le vin blanc de sa production que nous avons analysé, on retrouve quelques traces de produits anti-botrytis et anti-mildiou, deux maladies qui attaquent les vignes certaines années. “Les anti-botrytis, sur l’année 2018, il n’y en aura plus tout, promet le gérant du domaine Despagne à franceinfo. Mais je ne peux pas vous dire ‘demain je n’aurai pas de pesticides dans mon vin’, parce que je n’ai pas de solution contre le mildiou à Bordeaux. C’est une révolution lente, qui prend du temps. Il n’y a pas de solution miracle.”

On habite sur la propriété. On y est tous les jours. Mes filles de 2 ou 3 ans mangent mes raisins. On n’a pas envie de s’empoisonner.Thibault Despagne, gérant des vignoles Despagneà franceinfo

D’autres vignerons ont, eux, réussi à se passer entièrement de pesticides de synthèse. Sur nos dix bouteilles, nous n’avons retrouvé aucune molécule de produits phytosanitaires dans trois d’entre elles – deux vins “naturels” et un vin bio. “Ça montre que c’est possible”, se réjouit l’association Générations futures, contactée par franceinfo. “On était parmi les premiers dans une région pas très propice au bio”, se félicite Laurent Abba, directeur général du vignoble Raymond. Seulement 7% de la surface viticole bordelaise était certifiée bio en 2017, deux fois moins qu’en Alsace, par exemple.

Des vins sans aucun pesticide de synthèse

Quelques vignerons ont même poussé la démarche encore plus loin, avec des vins “naturels”. Cette démarche n’est pas labellisée officiellement mais elle correspond à des vins sans pesticides de synthèse, ni intrant (à l’exception du soufre). “On utilise des méthodes naturelles comme un peu de cuivre, explique Olivier Techer, qui s’occupe du vin blanc Satellite, qui ne présente aucune trace de pesticide dans nos analyses. On travaille sans filet. Ça demande beaucoup plus d’attention.” Pas anodin pour autant : l’utilisation de cuivre, à hautes doses, peut aussi être toxique pour les sols.

Les vins où l\'on a détecté le moins de résidus de pesticides.
Les vins où l’on a détecté le moins de résidus de pesticides. (VINCENT WINTER / FRANCEINFO)

Un risque économique que Vincent Quirac, vigneron “naturel”, exerçant à quelques kilomètres, a aussi décidé de prendre. “J’ai eu des années difficiles. J’ai déjà carrément rien ramassé, mais j’essaie d’être droit dans mes bottes”, explique-t-il. Si sa démarche est radicale, il ne jette pas pour autant la pierre aux autres vignerons. “Quand tu as dix employés et une année de merde, je peux comprendre que tu utilises des intrants une fois de temps en temps”, reconnaît-il.

Ce qui m’ennuie, c’est le décalage entre ce que les gens pensent du vin, un produit très naturel, et la réalité.Vincent Quirac, vigneron “naturel”à franceinfo

La révolution du vignoble viendra-t-elle des consommateurs ? Ces derniers sont en demande. Selon une étude réalisée en octobre 2017 par l’Ifop pour le WWF France, 89% des Français déclaraient vouloir être informés de la présence de pesticides dans les produits alimentaires à l’aide d’un étiquetage.

Reste un élément particulièrement dangereux pour la santé dans le vin : l’alcool. “Il faut quand même le rappeler, il y a au moins 12% d’alcool dans le vin, insiste le chercheur Christophe Lavelle. Et l’alcool est cancérogène, sous n’importe quelle forme. C’est démontré de manière beaucoup plus solide que pour le reste.” Certains vignerons le rappellent aussi. “Le plus gros poison présent dans le vin, c’est l’alcool, lance Olivier Techer. Moi, je milite pour qu’on boive moins… et mieux.”

Un romanée-conti millésime 1945, adjugé à 482 000 euros, devient la bouteille de vin la plus chère de l’histoire

La valeur estimée par la maison Sotheby’s à New York était 17 fois moins importante.

Une bouteille de Romanée-Conti vendue à un prix record, le 13 octobre 2018 par la maison d\'enchère Sotheby\'s à New York (Etats-Unis).
Une bouteille de Romanée-Conti vendue à un prix record, le 13 octobre 2018 par la maison d’enchère Sotheby’s à New York (Etats-Unis). (SOTHEBY’S)

Jamais une telle somme n’avait été dépensée pour une bouteille de vin. Un romanée-conti millésime 1945 a été adjugé pour 558 000 dollars, soit 482 000 euros, lors d’une vente organisée par la maison Sotheby’s à New York samedi 13 octobre.

Cette bouteille à l’étiquette tachée est l’un des 600 exemplaires produits en 1945, juste avant que le domaine de la Romanée-Conti n’arrache les vignes pour les replanter ensuite. Le romanée-conti est souvent considéré comme le plus grand vin de Bourgogne, peut-être le cru le plus prestigieux au monde. Cette somme n’était pas attendue : la limite haute de l’estimation initialement établie par Sotheby’s était 32 000 dollars, soit plus de 17 fois moins.

Le précédent record datait de 2007

Le record pour une bouteille de vin de contenance standard était jusqu’ici de 233 000 dollars (plus de 200 000 euros), pour un château Lafite Rothschild de 1869 adjugé lors d’une vente à Hongkong en 2010. Toutes tailles confondues, l’ancien record datait de 2007 pour un jéroboam (3 litres) de Mouton-Rothschild millésime 1945, vendu à New York pour 310 700 dollars (environ 270 000 euros).

Lors de la vente de samedi, une autre bouteille du même domaine et du même millésime a été adjugée pour 496 000 dollars (environ 430 000 euros), et trois magnum de Romanée-Conti millésime 1937 ont atteint 310 000 dollars chacun (environ 270 000 euros).

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Weather deteriorates badly in France

Intempéries : la Haute-Corse, l’Orne et le Calvados en vigilance orange

Météo France met en garde les deux départements normands en raison des risques de fortes pluies et d’inondations. La Haute-Corse est en alerte pour des orages.

Un orage nocturne, dans la vallée de Taravo, en Corse-du-Sud, le 15 août 2018.
Un orage nocturne, dans la vallée de Taravo, en Corse-du-Sud, le 15 août 2018. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Il fait encore doux et beau pour un début d’automne, mais prudence. La Haute-Corse ainsi que deux départements de Normandie – le Calvados et l’Orne – ont été placés, samedi 6 octobre, en vigilance orange par Météo France, qui annonce des risques d’inondation.

Dans son bulletin de 6 heures, l’institut de prévisions météorologiques met en garde contre un épisode “pluvio-orageux marqué nécessitant un suivi particulier du fait de son intensité et de sa durée” en Haute-Corse. La perturbation va se maintenir jusqu’en début d’après-midi, samedi. Certains orages pourraient occasionner des rafales de vent, de la grêle et de fortes pluies pendant un cours laps de temps.

Dans le Calvados et l’Orne, Météo France prévoit un “épisode pluvieux très actif avec cumul nocturne équivalent à la quantité habituelle d’un mois d’octobre”. Entre samedi 18 heures et dimanche 9 heures, les cumuls approcheront souvent 40 mm entre l’est de la Bretagne, la Normandie et le Maine, avec un maximum de 60 à 80 mm prévu dans le Calvados et l’Orne.

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French and European Union Motoring fuel designation changes from 09/10/18

Les carburants changent de nom à la pompe, voici comment vous y retrouver. Here’s what you will find.

A partir du 12 octobre, chaque type de carburant sera représenté par une figure géométrique, une lettre et un chiffre.

Une femme fait le plein dans une station-service, le 6 juillet 2013.
Une femme fait le plein dans une station-service, le 6 juillet 2013. (HOUIN / BSIP / AFP) A woman fills up in a service station  on 6 July 2013.

Du changement s’annonce à la pompe. A partir du 12 octobre, fini le “sans plomb 95”, ou le “diesel”. Les carburants changent de noms sur toutes les pompes de l’Union européenne, ainsi que sur celles de sept pays voisins (Islande, Liechtenstein, Norvège, Macédoine, Serbie, Suisse et Turquie), conformément à une directive européenne datant de 2014. Chaque type de carburant sera désormais représenté par une figure géométrique, une lettre et un chiffre. Voici comment vous y retrouver.

Changes will be seen at the pumps. From Friday 12 October the use of the words “Lead-Free 95” and “Diesel” will finish. Motor fuel designations will change at all European Union pumps as well as seven neighbouring countries (Islande, Liechtenstein, Norvège, Macédoine, Serbie, Suisse et Turquie), who will also conform to the 2014 European Directive.  Each type of fuel will from now on be represented by a geometric figure, a letter and a number. This is what you will find.

L’essence. Elle sera représentée par la lettre “E”, entourée d’un cercle. A côté, figurera un chiffre (5, 10 ou 85) qui indique la teneur en éthanol (E) en pourcentage. Le SP98 et le SP95 seront donc dénommés E5. Le SP95-E10 deviendra l’E10. Enfin, le super-éthanol portera le nom de E85.

Petrol: Will be represented by the letter “E” in a circle. Within it will a figure (5, 10 or 85) which indicates the content of éthenol (E) in percentage (%). SP98 and SP95 will be denominated E5. Above SP95 will become E10. Lastly, super-ethenol will be labelled E85.

Le diesel. Il sera figuré par la lettre “B” dans un carré. Le chiffre à côté représentera la teneur, en pourcentage, de biocarburant : B7 ou B10. Le diesel synthétique, qui n’est donc pas dérivé du pétrole, sera disponible sous le sigle XTL.

Diesel: It will be denoted by the letter “B” in a square. The figure will represent the percentage (%) content of biofuel: B7 or B10. Synthetic diesel, which is not derived from oil, will be available under the acronym XTL.

Les carburants gazeux. Ils seront représentés par un losange qui fera figurer les mentions H2 (hydrogène), CNG (gaz naturel), LPG (gaz de pétrole liquéfié) ou LNG (gaz naturel liquéfié).

(Liquid) Gas Fuel: These will be represented by a tetrahedron which will surround the terms H2 (Hydrogen), CNG (natural gas), LPG (liquid petroleum gas)  or LNG (natural gas).

Petit thread carburant pour le 12 octobre E = essence, représentée par un rond.

Petrol will be an E inside the circle⭕️ B = diesel (B pour “biodiesel”), représenté par un carré.

Biodiesel will be represented by B inside a square. ⏹️   Le chiffre derrière le E est le taux d’éthanol en % : E5 = 5 % d’éthanol donc SP95 ou SP98. E10 = SP95-E10. E85 = super-éthanol.

The figures after the E is the percentage (%) éthenol content: E5 = 5% for SP95 and SP98. E10 = above that and E85 = super-Éthenol.

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Jacques Perrot: Le Freche, restoration work at Saint Vidou, February to June 2018.

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