Argentinian submarine missing and time running out to find it.

Argentine : course contre la montre pour retrouver le sous-marin mystérieusement disparu

Le “San Juan”, un submersible militaire avec 44 marins à bord, n’a plus donné signe de vie depuis mercredi dernier. A l’heure actuelle, aucune hypothèse n’est exclue et les recherches s’intensifient.

A military submarine with 44 sailors on board has given no signs of life since last Wednesday. Up to now no possibilities have been excluded as the search intensifies. 

Le sous-marin argentin \"San Juan\" stationné à Buenos Aires (Argentine), en 2014.

Le sous-marin argentin “San Juan” stationné à Buenos Aires (Argentine), en 2014. (ARGENTINE NAVY / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Sur les grilles de la base navale de Mar del Plata, en Argentine, des affiches et des bannières ont été accrochées. Avec des traits enfantins tracés au crayon, un sous-marin a été dessiné. En dessous, on peut lire ce message, comme le rapporte le quotidien La Nacion : “Vous pouvez les trouver, nous vous attendons.” Voilà cinq jours que l’ARA San Juan n’a plus donné signe de vie. A son bord, 44 marins, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes.

Le sous-marin militaire avait quitté les côtes argentines il y a 35 jours, depuis Mar del Plata, un port et une station balnéaire à 400 kilomètres au sud de Buenos Aires. Objectif : Ushuaia et la Terre de Feu, à la pointe de la Patagonie. Le San Juan y a passé trois jours avant de prendre la route du retour, pour une arrivée prévue le 22 novembre. “Mon fils m’a envoyé des photos qui avaient été prises là-bas”, raconte Espinoza, le père d’un marin, à La Nacion. “Il m’a dit que tout était normal, sans problème”, ajoute-t-il.

Dessin représentant le sous-marin \"San Juan\", accroché sur les grilles de la base navale de Mar del Plata, en Argentine, le 20 novembre 2017.

Dessin représentant le sous-marin “San Juan”, accroché sur les grilles de la base navale de Mar del Plata, en Argentine, le 20 novembre 2017. (MARCOS BRINDICCI / REUTERS)

Pendant la traversée, les familles communiquent avec leurs proches avec la messagerie WhatsApp. Jusqu’à ce mercredi 15 novembre au matin. Ce jour-là, le submersible remonte à la surface et signale une “avarie” à la base navale de Mar del Plata. “Un problème de batteries, un court-circuit”, révèle le chef de la base Gabriel Galeazzi à la presse lundi 20 novembre, après avoir tenu cette information secrète pendant plusieurs jours. Le commandement militaire demande au sous-marin de changer de cap et de faire route vers Mar del Plata. Le San Juan se situe alors à 432 kilomètres des côtes de la Patagonie et de la péninsule de Valdés, sa dernière position connue.

Disparu au large de la Patagonie

Depuis, silence radio. Sa disparition est officiellement signalée vendredi, deux jours plus tard. Les recherches se mettent en place. Mais le temps complique la donne. Les 13 navires qui croisent au large des côtes de Patagonie pour retrouver le bâtiment doivent affronter des vagues de 5 à 7 mètres. Dix avions survolent également une zone de 300 km de diamètre au large des côtes argentines.

La localisation de l’ARA San Juan s’annonce ardue. On ne sait pas si le submersible de 65 mètres est à la surface et s’il est à la dérive, s’il est encore motorisé et simplement privé de moyens de communication. Ou bien encore s’il est en immersion, ou s’il a sombré dans les abysses. Il faut aller vite.

Sans renouvellement de l’air, la survie est de 7 jours.

Enrique Balbi, porte-parole de la marine argentine

La marine argentine reçoit l’appui de plusieurs pays dans cette course contre la montre. De sa base de Pearl Harbor, dans le Pacifique, la marine américaine envoie quatre petits sous-marins sans pilote et une équipe de militaires spécialisés dans leur maniement. La compagnie pétrolière Total, qui exploite des gisements offshore plus au sud, met un navire à la disposition des opérations de recherche.

Le faux espoir

Du côté des familles, c’est l’angoisse et l’incompréhension. Selon le protocole, le San Juan aurait dû remonter à la surface ou activer une balise radio de détresse en constatant la rupture de contact avec sa base. Et puis l’appareil, qui est un des trois sous-marins de la marine argentine, était “totalement opérationnel”. Ce modèle TR-1700 à propulsion diesel, construit dans le chantier naval Thyssen Nordseewerke de Edemen, en Allemagne, a été remis en état de 2007 à 2014, pour allonger de trente ans sa durée de vie. Il a effectué plusieurs missions en 2017.

Samedi matin, l’espoir revient. Sept appels satellitaires, d’une durée de 4 à 36 secondes, sont reçus par des bases navales argentines entre 10h52 et 15h42. Le ministère de la Défense argentin y voit des signaux de détresse émis par le sous-marin. “Ils sont dehors ! Grâce à Dieu, nous sommes heureux !” s’exclame sur une chaîne de télévision Claudio Rodríguez, frère de Hernán, machiniste du San Juan. “S’ils ont pu appeler avec un téléphone satellite, cela veut dire qu’ils sont à la surface, et cela nous donne un espoir car nous savions qu’au fond, ils seraient foutus.”

Et pour cause. Quand bien même l’équipage dispose à bord de 15 jours supplémentaires de vivres et d’oxygène, “chaque heure compte” pour le localiser, comme l’explique à franceinfo Vincent Groizeleau, rédacteur en chef de la revue en ligne Mer et Marine.

Dépassée une certaine profondeur, le sous-marin est perdu parce que sa coque ne résiste pas à la pression et il implose.

Vincent Groizeleau, rédacteur en chef de la revue en ligne Mer et Marine

à franceinfo

“On considère, pour ce type de sous-marins, qu’au-delà de 500 mètres de fond, c’est perdu”, ajoute-t-il. L’espoir est douché le lundi : la marine fait savoir que les sept appels reçus n’étaient pas le premier signe de vie tant espéré. “Nous avons reçu le rapport de l’entreprise qui a analysé les signaux, les sept tentatives d’appel de samedi ne correspondent pas au téléphone satellitaire du sous-marin”, précise Enrique Balbi.

Les proches accusent le coup. Réunis à la base navale, où ils occupent les chambres des officiers, ils sont soutenus par des psychologues dépêchés sur place. Sur les réseaux sociaux et dans des groupes WhatsApp circulent des chaînes de prière, comme le rapporte La Nacion. Des groupes de parents se rassemblent aussi physiquement pour prier. Ils ont reçu un message de soutien du pape en personne. Dans un message écrit, François, lui-même argentin, a dit qu’il priait pour les 44 marins et a assuré de “sa proximité dans ces moments difficiles”.

“Nous prions pour qu’il ne leur soit rien arrivé”

“Nous sommes tous angoissés, mais nous gardons espoir”, confie aux journalistes, réunis devant la base Marcela Moyano, l’épouse du machiniste Hernan Rodriguez. “Nous prions pour qu’il ne leur soit rien arrivé”, abonde Eduardo Krawczyk, le père d’Eliana Krawczyk. Agée de 35 ans, elle fut, il y a quelques années, la “première femme officier à faire partie de l’équipage d’un sous-marin en Argentine”.

Photo non datée d\'Eliana Krawczyk, 35 ans, devenue en 2012 la première femme d\'Amérique latine officier de sous-marin. Elle est à bord du \"San Juan\".

Photo non datée d’Eliana Krawczyk, 35 ans, devenue en 2012 la première femme d’Amérique latine officier de sous-marin. Elle est à bord du “San Juan”. (ARGENTINE NAVY / AFP)

En marge des recherches à la surface et des tentatives de géolocalisation, la marine argentine prépare un dispositif de sauvetage de l’équipage dans les profondeurs de l’océan. Du matériel de sauvetage américain, arrivé dimanche à Comodoro Rivadavia (Patagonie), était en cours de montage lundi. Il s’agit de modules de secours qui permettent de secourir 16 personnes à la fois jusqu’à plus de 600 mètres de profondeur.

Petite lueur d’espoir : selon CNN, les systèmes sonar de deux navires ont détecté des bruits, lundi. Ils évoquent le son d’outils qui auraient cogné la coque d’un sous-marin. Selon un haut responsable de la marine américaine, les marins en détresse tentent peut-être d’alerter les navires de passage pour signaler leur emplacement. La marine argentine a réussi à localiser les bruits et concentre maintenant ses recherches dans une zone de 65 km2 carrés, située à environ 550 km au large des côtes de l’Argentine.

About bill

Worked in the technical / engineering area as a Science Laboratory Technician and as an Aeronautics Engineer. The artistic side involves writing under the nom de plume of Billy Olsenn, his recently written play 'A Case of Wine' was staged by the players group Straight Make-Up at the 2012 Birr one act drama festival. It's next staging was in the one act circuit is in Cavan, at Maudebawn on Sat 10 Nov 2012. Then it was performed in the Bray, Co.Wicklow at the very popular one act festival in January 2013. Next play is FEAR. A dark tale about revenge on the cruel death of two pensioners by young thugs. Neighbours hatch a devious and dangerous plan to exact old-style revenge. Bill is a member of the Drama League of Ireland and his plays have been critically vetted and certified as original pieces of work by the DLI. Another literary project is that of commemoration of an aircraft crash on Djouce mountain in Wicklow in 1946. Bill wrote articles for the 50th, 60th and most recently the 70th anniversary, (12 Aug 2016) all were published in the Wicklow Times and ensured the survivors of the crash, all French Girl Guides, were not forgotten. Articles reproduced on this website. But mostly this site gives a more general European and specific French slant on popular and not so popular articles of French news, translated to English by the author. Each article is translated on a paragraph by paragraph basis so easy to read in either language and even possible to improve either language by comparison of the short English and French paragraphs. Amusez vous bien. The author is currently writing an easy to read technical aviation book centered around the Fokker 50. Another interest is that dealt with in another of Bill's websites www.realnamara.net, a Statue of the mother of God, Mary. It was erected in 1972 in Dublin, at the end of the Bull Wall near Clontarf, and my grandfather William Nelson, was the main instigator of that project. I give talks on the history of the statue and my grandfather's adventurous and dangerous life at sea. Technical assistance with each website is by J O'N.
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